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Acte VI : Percer les secrets de fabrication de l’autorité des textes *

11052019

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Par : Mohamed Louizi

Vulgate d’Abou Bakr

La tradition canonique attribue le rassemblement du Livre Saint au troisième calife Othmân. Elle justifie cette décision (politique) par la disparition d’un grand nombre de Qurrâ’a (قرَاء) récitateurs lors de la Bataille d’al-Yamâma, survenue en l’an 1 du califat d’Abou Bakr, correspondant à l’année 633. On raconte que c’est Omar qui a suggéré à Abou Bakr – calife entre 632 et 634 – de retranscrire et rassembler le Livre Saint dans une vulgate pour conserver la Révélation. Ce qui sous-entendrait que le Prophète aurait négligé ce détail. Abou Bakr aurait refusé, au départ, de réaliser ce que le Prophète lui-même n’aurait pas fait de son vivant. Mais, après un temps d’hésitation, il accepta de le faire, en missionnant un jeune compagnon, Zayd ibn Thâbit (611-665), pour accomplir cette tâche.

Ce dernier, natif de Yathrib, n’avait jamais rencontré le Prophète durant les treize années de la période mecquoise, alors que durant cette période, quatre-vingt-six sourates sur cent-quatorze furent révélées. En effet, Zayd ibn Thâbit (زيد بن ثابت) n’avait que onze ans lorsque le Prophète avait immigré à Yathrib. A la mort de Mohammed, Zayd avait vingt-et-un ans. La tradition canonique le considère tout de même comme l’un des principaux scribes de l’époque prophétique. Sa jeunesse, son absence durant toute la période mecquoise, suscitent bien des Lire la suite… »




Hakim El-Karoui: to Qatar or not to Qatar?

30092018

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Par Mohamed Louizi

Zéro est le nombre de fois où Hakim El-Karoui cite le Qatar dans la version papier de « son » Essai, paru le 11 janvier 2018 aux éditions Gallimard : L’islam, une religion française. Hakim El-Karoui semble être le conseiller « islam » de l’Institut Montaigne et aussi l’un des proches amis influents (mais non-officiels) d’Emmanuel Macron. Inutile de chercher la trace du Qatar dans le classement qui suit, par ordre alphabétique, de ces quelques trente-huit pays cités, une ou plusieurs fois, dans cet Essai[1]. On y trouve ça et là :  l’Afghanistan, l’Algérie, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Arabie Saoudite, la Belgique, la Bosnie [Herzégovine], la Chine, la Croatie, Cuba, Daesh, l’Egypte, les Emirats [-Arabes-Unis], l’Espagne, les Etats-Unis [d’Amérique], la France, la Grande Bretagne, la Hollande, l’Inde, l’Indonésie, l’Irak, l’Iran, Israël (cité aussi sous la désignation : Etat Hébreu), la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, le Pakistan, la Palestine, les Philippines, la République Slovaque, la Russie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, le Vatican et le Yémen … mais pas le Qatar !

Dans ce tour du monde en 304 pages, sont cités vingt-et-un pays où l’islam(s) est la religion majoritaire. Parmi lesquels, se trouvent quatorze pays arabo-berbères, incluant la Tunisie dont est originaire le géographe Hakim El-Karoui.  Pas une seule phrase, pas une note de bas de page, ne laissent apparaître expressément le nom du Qatar. Walou ! diraient les Marocains. C’est comme si l’on traitait la question des cartels de la drogue et que l’on mettait en sourdine l’implication de pays comme le Mexique, la Colombie ou l’Afghanistan. Comme si l’on parlait  de la mafia italienne sans évoquer les réseaux de la mythique Camorra napolitaine. Cela manquerait de sérieux. Ainsi, le silence d’Hakim El-Karoui autour du Qatar est Lire la suite… »




Les nababs de Ramadan

15062016

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Par : Mohamed LOUIZI

Les islamistes aiment l’argent. Il est le nerf de la guerre. De l’argent, ils en amassent en grande quantité ici comme ailleurs. Le mois de Ramadan demeure la principale saison des récoltes bénies. Il était une fois Ramadan … Il était une fois ses nababs … Voici un conte réel des nababs de Ramadan.

Promoteurs immobiliers du paradis

Ici, dans les rangs de la prière, par le biais de l’incitation religieuse presque infantilisante, comme une sorte d’hypnose par le texte « sacré », ils réussissent souvent à siphonner les poches et à prélever automatiquement sur les comptes bancaires des croyants. A entendre un islamiste promouvoir le projet de construction d’une nouvelle mosquée, l’on a plutôt l’impression qu’Allah, au fond, ne serait qu’un simple « promoteur immobilier », vendant des mètres carrés de ses  parcelles équipées au paradis, à tout fidèle qui, en contrepartie, construit pour Lui, par l’intermédiaire des islamistes, une parcelle ici sur Terre.

Un hadith attribué au prophète, que tout islamiste connait par cœur, dit : «  Celui qui construit une mosquée pour Allah, Allah lui construira une demeure au Paradis ». Les islamistes utilisent à outrance tous les ans ce même hadith, et bien d’autres similaires, pour soutirer chaque année des millions d’euros, avec le consentement fasciné de donateurs manipulés. Des croyants naturellement généreux croient les islamistes sur parole et donnent sans compter. Peut-être, le rêve d’une villa après la mort, dans un quartier VIP paradisiaque tranquille, inhibe la raison et déjoue les protections placées sur les comptes bancaires.

Parfois, l’on pourrait parler d’abus de faiblesse sur des personnes vulnérables et naïves. Parfois, l’on pourrait parler de tromperie (pour ne pas dire escroquerie) en bande islamiste (ultra)organisée. Car, dans le cas de certains islamistes que j’ai croisés par le passé, la promotion des projets est faite au nom d’Allah et Lire la suite… »




Les piliers de l’Islam ne sont pas au nombre de cinq !

4122009

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Texte écrit par : Al Sadek Al-Nayhoum (1937-1994)

Traduit de l’Arabe par : Mohamed LOUIZI

L’une des grosses lacunes du fiqh (jurisprudence dite islamique) est cette obsession des fouqahas (juristes, canonistes) de confirmer obstinément que les piliers de l’Islam sont au nombre de cinq. Aucun de ces piliers ne concerne en outre, la gouvernance politique et la gestion des affaires publiques.

En effet, au nom de la théorie des « cinq piliers de l’Islam », si le citoyen atteste qu’il n’est dieu qu’Allah ; s’il accomplit la prière ; jeûne le mois de Ramadan ; s’acquitte de la zakat (aumône obligatoire purificatrice) et accomplit le pèlerinage à la Mecque, ce citoyen devient « musulman » aux yeux des fouqahas et de leurs conditions juridiques. Et ce, sans tenir compte de ce que pourrait subir ce « musulman » [à cause du régime politique dit islamique en place] ainsi que ce qu’endureraient ses enfants.    

D’emblée, il faut annoncer que cette théorie ne s’appuie, au moins dans sa formulation littérale connue, sur aucun texte explicite du Coran. Elle se fonde seulement sur un hadith rapporté par un compagnon du prophète, surnommé Abou Hourayra. Cette théorie a pu être appliquée et transmise, malgré ce constat, tout au long des quatorze siècles derniers et aussi jusqu’à nos jours.

Certes, pendant cette longue période, des billions de musulmans ont fait la prière, ont jeûné le mois de Ramadan, se sont acquittés de la zakat et ont accompli les actes du pèlerinage, toujours avec prudence et en prenant toutes les précautions évitant tout effondrement de l’un ou de l’autre de ces cinq piliers.

Cependant, le résultat de cette longue expérience historique démontre simplement que l’Islam [originel] lui-même s’est effondré depuis l’ère omeyyade, [depuis exactement quatorze siècles]. Elle révèle aussi que le citoyen « musulman » a vécu « musulman » sous la domination d’une famille féodale et militarisée – exactement comme le sujet du pharaon qui a passé ses jours sous les jougs de son seigneur. La famille omeyyade était une famille tyrannique et impérieuse qui dépensait l’argent public sur les généraux de l’armée, en privant de la sorte, le citoyen ordinaire de ses droits élémentaires à la sécurité sociale et en lui coupant la main s’il vole et la tête s’il ose engager une parole d’opposition !

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