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The New York Times : « A coups d’armes, d’argent et de terrorisme, les états du Golfe se déchirent pour le pouvoir en Somalie. »

25072019

5.pngAuteurs : Ronen Bergman & David D. Kirkpatrick

Traduction : DKE

« Le port de Bosaso est dirigé par une compagnie émiratie. Une récente attaque qui y a eu lieu pourrait avoir été diligentée afin de faire progresser les intérêts qataris et de mettre dehors les émiratis.

A la suite de l’explosion d’une voiture piégée dans la rue du tribunal très fréquentée de la ville portuaire de Bosaso au nord de la Somalie, les chaînes locales ont attribué cet attentat à un groupe de militants islamistes agissant en représailles aux frappes américaines. Au moins 8 personnes ont été blessées et une branche locale du groupe État Islamique [Daesh] a revendiqué l’attentat.

Quoiqu’il en soit, cet attentat pourrait être aussi un élément dans un autre conflit bien différent : celui qui oppose les richissimes monarchies du golfe dans leur course à la Lire la suite… »




Tareq Oubrou, l’escobar de l’islamisme

14072019

1-Tareq-Oubrou-Appel-A-la-reconciliation

Par Mohamed Louizi

Il faut être deux pour mentir, dirait Homer Simpson, un pour mentir, l’autre pour écouter. Dans «larchipel français»[1], cette vieille démocratie usée, abusée et défigurée, il semblerait qu’il faille être trois. Certains médias se prêtent hélas à ce jeu d’intermédiaire. Acteurs ultra-puissants, censés honorer ce quatrième pouvoir démocratique indépendant au service du seul intérêt général et du droit à l’information, ils amplifient occasionnellement bien des escobarderies islamistes,  à tel point que l’on ne sait pas s’ils assurent, dans la complicité, un rôle actif de «chiens de garde»[2] de quelques intérêts privés, ou s’ils se plaisent dans un rôle passif, par paresse intellectuelle doublée d’une fascination sinistre pour les «marchands du temple» frérosalafiste. On ne sait s’ils s’arrangent avec la vérité par négligence volontaire, et à l’insu de leur plein gré, ou s’ils relayent par imprudence les mensonges de l’islamisme rompu, à dessein, à la désinformation délibérée.

Tel un sermon funèbre précédant l’inhumation de ce qui reste encore de notre République, tel l’ultime acte politique d’une islamisation en marche depuis plus de quarante ans[3], la vigoureuse promotion multiforme accordée à l’essai signé par  l’islamiste Tareq Oubrou (طارق أوبرو), Appel à la réconciliation, foi musulmane et valeurs de la République française (Plan – 2019), en est témoin. Elle  résonne comme un triste chant du cygne dans l’esprit de tout citoyen rongé par ce sentiment d’impuissance face à un État peu enclin à entendre les alertes au sujet de l’islamisme, et qui ne les entend pas du tout de cette oreille. Les «dix-huit ans de terreur»[4] que l’islamisme a imposés à la terre entière depuis le 11 septembre 2001, et les 146.000 victimes recensées, parmi desquelles des Françaises et des Français, n’y changent presque rien.

Médias de droite. Médias de gauche. Peu importe en vérité la ligne éditoriale. Tareq Oubrou, presque comme hier lors de l’ascension médiatique de son Lire la suite… »




Acte VI : Percer les secrets de fabrication de l’autorité des textes *

11052019

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Par : Mohamed Louizi

Vulgate d’Abou Bakr

La tradition canonique attribue le rassemblement du Livre Saint au troisième calife Othmân. Elle justifie cette décision (politique) par la disparition d’un grand nombre de Qurrâ’a (قرَاء) récitateurs lors de la Bataille d’al-Yamâma, survenue en l’an 1 du califat d’Abou Bakr, correspondant à l’année 633. On raconte que c’est Omar qui a suggéré à Abou Bakr – calife entre 632 et 634 – de retranscrire et rassembler le Livre Saint dans une vulgate pour conserver la Révélation. Ce qui sous-entendrait que le Prophète aurait négligé ce détail. Abou Bakr aurait refusé, au départ, de réaliser ce que le Prophète lui-même n’aurait pas fait de son vivant. Mais, après un temps d’hésitation, il accepta de le faire, en missionnant un jeune compagnon, Zayd ibn Thâbit (611-665), pour accomplir cette tâche.

Ce dernier, natif de Yathrib, n’avait jamais rencontré le Prophète durant les treize années de la période mecquoise, alors que durant cette période, quatre-vingt-six sourates sur cent-quatorze furent révélées. En effet, Zayd ibn Thâbit (زيد بن ثابت) n’avait que onze ans lorsque le Prophète avait immigré à Yathrib. A la mort de Mohammed, Zayd avait vingt-et-un ans. La tradition canonique le considère tout de même comme l’un des principaux scribes de l’époque prophétique. Sa jeunesse, son absence durant toute la période mecquoise, suscitent bien des Lire la suite… »




Ainsi parla Mohamed Karrat à la mosquée : un antisémitisme toléré ?

24022019

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Par : Mohamed Louizi

 «L’État sioniste a été vaincu !» 

«L’État sioniste a perdu !»  

«Le mythe de l’armée invincible est tombé à l’eau !»

«L’armée sioniste a été malmenée et humiliée !»

«L’État sioniste a perdu le pouvoir de décision !»

«Le peuple juif, maintenant, considère Israël comme un fardeau !»

«Le monde a découvert le vrai visage de l’État fasciste, un État barbare et monstrueux !»  

«L’image de l’État sioniste est celle d’un tueur d’enfants et de femmes.»

«Netanyahou a ramené le doute, il a ramené la peur aux colons et aux sionistes, mais il a même ramené le doute dans la pérennité de cet État cancéreux dans le corps de l’Oumma !»

Ces passages sont extraits d’un prêche de vendredi, toujours accessible sur Youtube (ici), datant du 29 août 2014 (cf. en-dessous le verbatim en PDF). Le lieu ? Le Centre Islamique de Villeneuve d’Ascq (CIV), au Nord de la France. L’imam ? C’est le Frère musulman Mohamed Karrat, toujours professeur de mathématiques au Collège-lycée Averroès à Lire la suite… »




L’islamiste Naïma Ben Yaïch, sœur de jihadistes, est invitée à Lille.

3022019

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Mohamed Louizi

Décidément, Amar Lasfar et ses Frères musulmans persistent et signent. Après leur doigt d’honneur[1]-[2] de 2016, pour ne citer que cette année-là, arboré ostensiblement face à une République tourmentée, à une paix civile fragilisée, à une laïcité plus que jamais menacée, voici désormais leur bras d’honneur. Ils comptent inviter l’influente islamiste marocaine Naïma Ben Yaïch[3] (نعيمة بن يعيش), sœur de jihadistes internationaux impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington,  du 16 mai 2003 à Casablanca et du 11 mars 2004 à Madrid. C’est peut-être la façon qu’ont Amar Lasfar et ses Frères musulmans de célébrer, dans une semaine,  le 70ème anniversaire de la disparition d’Hassan al-Banna[4], le fondateur de cette mouvance tentaculaire, tué le 12 février 1949. «Tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée», disait Jésus. Hassan al-Banna en prenait deux !

«Musulmans de France : un destin à construire, enjeux et défis»[5] est le thème qui résonnera le dimanche 10 février 2019 dans un amphithéâtre du majestueux Lille Grand Palais[6]. Ce dernier est géré par la société anonyme d’économie mixte SAEM LGP[7] dont le Conseil d’administration est présidé par Lire la suite… »




Gilets jaunes et Alexandre Benalla: l’ours islamiste est sorti de ses banlieues (les preuves)

29122018

1-Alexandre-Benalla-GJ.pngPar Mohamed Louizi

Abdurrahman Ezz, frérosalafiste, devait atterrir à l’aéroport Charles de Gaulle le jeudi 13 décembre 2018 à 16h20. Il fut empêché, in extremis, par la police des frontières britanniques, sur le tarmac de l’aéroport d’Édimbourg, la capitale de l’Écosse, alors qu’il s’apprêtait à prendre le vol numéro U2 6955 à bord d’un Airbus A319 de la compagnie lowcost Easy Jet. A son arrivée, un «journaliste», dit-on, de la chaîne qatarie Al-Jazeera[1], devait le prendre en charge pour le conduire à destination. Heureusement pour la France, Ezz n’a pas pu rejoindre Paris. Décryptage d’un scandale à tiroirs.

(I)

Selon un article du Middle East Monitor[2], cette arrestation est motivée par l’application de l’annexe 7 de la loi britannique antiterroriste datant de 2000. Amélia Smith, dont la plume sent l’odeur nauséabonde d’une certaine complaisance envers les réseaux islamistes en Europe et en France[3], reprend imprudemment presque mot pour mot, avec une dose perceptible de victimisation à dessein, ce que la «sœur musulmane» égyptienne Sawsan Ali[4] a partagé sur son compte Facebook après l’arrestation éclair  de son mari[5]. Éclair, car elle n’a duré que quelques heures, soldée par la Lire la suite… »




Intifada sur les Champs Élysées ?

30112018

Al-jazeera-Printemps-Parisien

Par Mohamed Louizi

Contrairement à ce que les autorités françaises et des rédactions parisiennes disent ou laissent entendre, une partie de la presse arabe, considère que les actes de violence et de saccage de la belle avenue des Champs Élysées, en marge des manifestations pacifiques des Gilets Jaunes du samedi 24 novembre 2018, seraient (ou étaient) le fait de membres de la branche secrète paramilitaire de l’organisation internationale des Frères musulmans : al-Tanzim al-Dawli (التنظيم الدولي).

En effet, le mercredi 28 novembre 2018, le quotidien égyptien Al-Masri Al-Youm[1] (المصري اليوم) – L’Égyptien aujourd’hui –  a publié un article accusant la mouvance des Frères musulmans d’être impliquée, directement ou indirectement, dans l’éclatement des violences sur les Champs Élysées. Il s’est appuyé sur l’analyse d’un fin connaisseur (de l’intérieur) des méthodes fréristes dans de telles circonstances. Il s’appelle Mohamed Habib (محمد حبيب). Jusqu’à sa démission en 2009 de toutes ses fonctions islamistes[2], Mohamed Habib occupait un poste clef au sein de l’échiquier international des Lire la suite… »




L’entente jihadiste qataro-turque en Syrie, pendant qu’une «meute» occidentale lèche «l’os» Khashoggi.

28102018

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Par Mohamed Louizi

Télécharger cet article illustré en PDF:

fichier pdf Entente jihadiste qataro-turque en Syrie – Mohamed Louizi

Ont-ils déjà commencé à déplacer les jihadistes du groupe Al-Nosra de la Syrie vers la région du Sahel, en Afrique, là où plus de 20 soldats français, engagés dans l’opération Barkhane, ont déjà perdu la vie[1]-[2]? Le site très informé (et payant), Intelligence Online[3] a publié ce mercredi 24 octobre 2018 un court article de moins de 200 mots, mais ô combien éclairant, intitulé: «Le MIT turc et le renseignement qatari négocient la fin d’Al-Nosra»[4] en Syrie. Cet article livre quelques détails, pour le moins inquiétants, sur des négociations secrètes en cours entre le service qatari des renseignements, l’ESSB (External State Security Bureau) et le service secret turc, le MIT[5] (Milli Istihbarat Teskilati) qui parraine, par ailleurs, sur le territoire syrien, l’alliance «rebelle»[6] – et jihadiste – connue sous le nom de «Jabhat al-Tahrir al-Watani»[7] (الجبهة الوطنية لتحرير سوريا) [Le Front national de libération de la Syrie, ndlr].

Faut-il sauver les jihadistes d’al-Nosra ?

En effet, Intelligence Online révèle que, par le truchement de ses services secrets (MIT et EESB), la Turquie d’Erdogan cherche à convaincre le Qatar de Tamîm Ben Hamad (également propriétaire du PSG) de couper les aides qu’il apporte au groupe Lire la suite… »




Assassinat de Jamal Khashoggi : la paille et la poutre.

22102018

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Mohamed Louizi 

     (Temps de lecture ? 11 minutes.)         

Jamal Khashoggi[1] n’est plus. Selon l’agence SPA (Saudi Press Agency), le procureur général de l’Arabie Saoudite reconnait, dans un communiqué officiel datant du 20 octobre 2018, que « l’enquête préliminaire menée par le ministère public sur l’affaire de disparition du citoyen Jamal bin Ahmad Khashokgi a révélé que les discussions qui avaient eu lieu entre lui et les personnes qui l’avaient rencontré, lors de sa présence au consulat du Royaume à Istanbul, avaient donné lieu à une querelle et à une bagarre avec le citoyen Jamal Khashokgi, ayant abouti à sa mort. »[2] Le Procureur précise que « les enquêtes dans cette affaire se poursuivent avec les 18 personnes »[3] qui y seraient impliquées. Dans une autre dépêche de la SPA, on apprend que l’Arabie Saoudite « exprime son profond regret devant les développements douloureux qui ont eu lieu et souligne l’engagement des autorités du Royaume à informer le public de ces faits et de traduire en justice toutes les personnes impliquées »[4]. Le roi Salman et son fils, le prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS), ont tous deux présenté leur Lire la suite… »




Pour sauver la livre turque, est-il nécessaire de «profiter» de la disparition mystérieuse d’un journaliste saoudien?

13102018

Khashiggi-Erdogan-Trump-Brunson

Par Mohamed Louizi

En France, quelque soit le crime commis, la présomption d’innocence[1] — tout au long de l’instruction judiciaire, conduite à charge et à décharge, et jusqu’à la prononciation définitive de la culpabilité ou de l’innocence d’un prévenu, par des magistrats du siège, aidés d’un jury citoyen — est un principe fondamental qui « fait reposer sur l’accusation la charge de rapporter la preuve de la culpabilité »[2] du prévenu. Alors, qu’officiellement, « l’Arabie Saoudite dément avoir donné l’ordre d’assassiner le journaliste dissident Jamal Khashoggi en Turquie »[3], bien des médias français, par ailleurs vent debout contre les fake news, désormais baptisées « Infox », font preuve de beaucoup d’emballement et d’imprudence en relayant, pêle-mêle, pas que des informations recoupées et vérifiables, mais aussi des rumeurs tendancieuses, répandues largement par des médias et des comptes Tweeter hostiles ouvertement à l’Arabie Saoudite : à l’image de la chaîne qatarie Al-Jazeera et de l’agence de presse du pouvoir turc, Anadolu[4].

Certains y voient déjà « la main noir du prince saoudien »[5], Mohammed Ben Salman (MBS). D’autres, sous couvert du conditionnel, laissent entendre que « le journaliste Saoudien Khashoggi aurait été torturé et tué au consulat Saoudien d’Istanbul »[6]. D’autres encore, alors que l’on n’a ni trouvé le corps du journaliste, ni les meurtriers présumés, ni l’arme du crime supposé et que, par-dessus la coupole, aucune enquête judiciaire n’a été menée, à ce jour, à son terme et n’a révélée des aveux, à défaut de mettre la main sur des preuves matérielles incontestables, titrent déjà : « Barbouzes, scie à os … Le récit glaçant de Lire la suite… »







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