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Il était une fois … un inféodé sur le chemin de Damas : histoire de Abou Hourayra (1)

5092008

Par Mohamed LOUIZI

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Introduction :

« Connaissez-vous l’origine du surnom donné au personnage de Abou Hourayra ? » demanda l’un de mes instituteurs quand j’étais encore à l’école primaire. « Et bien, il fut surnommé ainsi parce qu’il prenait soin de sa petite chatte, sa seule richesse qu’il possédait du vivant du prophète. Et c’est bien le prophète Mohammad qui l’a surnommé « Abou Hourayra » ! [ce premier terme « Abou » signifiant père, et « Hourayra » : petite chatte, en arabe « Abou Hourayra » signifie donc « père/ propriétaire de la petite chatte »], nous a-t-il expliqué il y a environ 18 ans !

Abou Hourayra est devenu, depuis, le surnom que j’ai le plus souvent entendu durant toute ma scolarité ! Encore mille fois plus que n’importe quelle autre personnalité marquante de l’histoire des religions, de la philosophie, des sciences, de l’art, du génie et même de la bêtise ! Il est aussi le surnom que j’ai entendu et lu des centaines de milliers de fois, sans exagération aucune, que ce soit durant les prêches dans les différentes mosquées, dans les journaux et les revues religieuses, les émissions audiovisuelles et les rassemblements de fête ou de deuil. Lorsque j’ai tâché d’étudier de plus près la biographie du prophète et le contenu de ses supposés Hadiths (ses récits, c’est-à-dire ce que le prophète « a dit »), Abou Hourayra restait l’éternel narrateur-accompagnateur à presque chaque page des recueils de ses Hadiths !

Une telle omniprésence, textuelle, pédagogique et audiovisuelle, laisse à supposer qu’il ait été de la partie depuis le premier jour de la prophétie de Mohammad, qu’il ait accompagné le prophète durant les 23 années de sa mission de façon constante et ininterrompue, qu’il ait été témoin des grands événements qui ont marqué cette période remarquable de l’histoire médiévale, qu’il ait été là, non pas seulement comme témoin oculaire passif ou vague participant mais comme acteur effectif et influant directement sur le cours même des événements, qu’il ait été apprécié et estimé unanimement par les historiens et spécialistes de cette période, au même titre que les 4 califes orthodoxes : Abou Bakr As-Seddik, Omar Ibn Al Khattab, Ottmane Ibn Affane et Ali Ibn Abi Taleb et au même rang que celui des compagnons dévoués supportant le coût fatidique, en termes de sacrifices, comme prix à payer à l’aune de leurs adhésions réfléchies aux enseignements coraniques, c’est-à-dire au même rang que tous ceux qui ont répondu présents en défendant, corps et âme, leurs libertés de conscience, de croyance et d’expression, durant les 13 premières années, dures et pénibles, de la vie du prophète et de sa petite communauté de foi à la Mecque !

À toutes ces premières suppositions que j’ose formuler, il convient d’ajouter un autre élément qui devrait lui aussi pouvoir nous instruire sans faute : il s’agit de la quantité astronomique de ces récits – présentés comme paroles prophétiques authentiques ou assimilées ainsi – que Abou Hourayra a pu diffuser après sa conversion qui, nous le verrons, intervint à un stade relativement tardif.

L’historien égyptien des Hadiths, le cheikh Mahmoud Abou Rayyah(1), a comparé le nombre de Hadiths rapportés par Abou Hourayra avec la quantité, relativement négligeable, de récits rapportés par d’autres personnalités, très proches du prophète de son vivant et pourtant plus influentes que Abou Hourayra à cette époque. Dans ses deux livres Lumières sur la tradition mohammadienne (édité en arabe pour la sixième fois en 1957) et Abou Hourayra, cheikh de la Madirah (édité aussi en arabe pour la quatrième fois en 1993), l’historien s’est mis à éclairer les nombreuses zones d’ombre de la vie de ce personnage et à analyser en profondeur ses récits. L’une des conclusions communes qui émerge de la lecture de ces deux ouvrages est qu’entre les milliers de Hadiths rapportés par Abou Hourayra d’un coté, et les quelques dizaines de Hadiths rapportés par d’autres personnalités emblématiques de l’autre , une évidence semble s’esquisser : y’a plus photo !  

En effet, Abou Bakr As-Seddik, deuxième homme à avoir reconnu la prophétie de Mohammad, devenu son compagnon intime durant toute sa mission puis premier calife après sa mort, n’a pu rapporter que 124 Hadiths dont 104 cités dans L’histoire des Califes de As-Sayyouti et seulement 24 Hadiths dans le recueil de Al Boukhari !(2)

Omar Ibn Al Khattab, après avoir rejoint les rangs des croyants six ans après l’annonce de la prophétie, devenu compagnon influent et très actif puis deuxième calife après la mort de Mohammad, n’a pu rapporter, lui non plus, que 50 Hadiths selon Ibn Hazm(3) sans même parler de son hostilité confirmée à l’égard de l’écriture des Hadiths. Car n’a-t-il pas usé de la violence physique, pendant son califat, pour empêcher des gens comme Abou Hourayra de publier des récits immortalisant les mensonges sur les comptes de Dieu et de son prophète ? (4)

Ottmane Ibn Affane, un des premiers à répondre à l’appel prophétique, deux fois gendre de Mohammad et troisième calife après sa mort, n’a pu rapporter, quant à lui, que 9 Hadiths compilés dans le recueil de Al-Boukhari et seulement 5 Hadiths dans celui de Mouslim!(5)

Ali Ibn Abi Taleb, cousin et gendre du prophète, premier mecquois témoignant de la foi en l’Unique et quatrième calife orthodoxe, estimé par ses talents littéraires et par ses connaissances étendues, n’a pu rapporter, lui, que 58 Hadiths selon As-Sayyouti, 50 selon Ibn Hazm et dont seulement quelques 20 Hadiths figurent dans le recueil de Al Boukhari ! (6)

Az-Zoubeir Ibn Al Awam, cousin du prophète et un des sept premiers à embrasser l’islam, n’a pu rapporter que 9 Hadiths retranscrits dans le recueil de Al-Boukhari et 1 seul – pas plus ! – récit dans celui de Mouslim ! (7) 

Abderrahmane Ibn Aouf, cousin de Mohammad, un des tous premiers, lui aussi, à reconnaître sa prophétie et une des personnalités providentielles et très influentes avant et après sa mort, n’a pu rapporter, lui, que 9 Hadiths cités dans le recueil de Al-Boukhari ! (8)

D’autres compagnons n’ont rapporté aucun Hadith, malgré la longue période qu’ils ont passé aux côtés du prophète. Et ils se comportaient d’ailleurs très majoritairement de la sorte !

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Par comparaison, selon les recherches de Mahmoud Abou Rayyah, Abou Hourayra a 5374 Hadiths à son actif, dont 446 sont considérés authentiques par Al Boukhari ! (9) « Y’a donc vraiment plus photo ! » comme dirait Mahmoud Abou Rayyah ! Quant aux travaux de l’universitaire marocain Mustapha Bouhandi(10), résumés dans son livre Aktara Abou Hourayra et édité en arabe en 2002, ils remettent en question les récits de Abou Hourayra tant sur le plan quantitatif que sur le plan conceptuel et dogmatique ! Le chercheur dénombre plutôt 8740 Hadiths rapportés par celui-ci sur un total de 62169 récits compilés dans les neufs recueils reconnus comme références sacrées chez les sunnites. Ce qui représente tout de même plus de 12% du volume total des Hadiths retranscrits. Soit 26,25% du volume total des Hadiths dans le recueil de Al-Boukharai et, excusez du peu (!), tout de même 68,5% dans celui de Mouslim (!), comme le représentent les 3 graphiques suivants :

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Comment expliquer de telles disproportions à la lumière des données historiques ?

A travers l’histoire, Abou Hourayra a pu focaliser sur lui et sur l’ensemble de ses récits les contestations et les soupçons de plusieurs personnalités emblématiques, que ce soit de la part de ses compagnons (As-Sahabah), de leurs successeurs (At-Tabi’ines) ou même de la part des oulémas et de nos universitaires contemporains !

En effet, ces mises en garde ne nous parviennent pas seulement des chiites, bien que ces derniers le rejettent (pour des raisons politiques initiales devenues ensuite doctrinales), pour son acceptation/reconnaissance de la légitimité politico-religieuse des Omeyyades – en se mettant au service cupide de son leader Mouawiyah et en se refusant, par là même, par purs intérêts personnels, à soutenir la cause du pauvre Ali Ibn Abi Taleb ! Il semble bien que l’ambition rende aveugle !

Mais d’abord, qui est cette personne ? Comment se fait-il qu’il ait pu soulever un tel tollé historique ? Quelles relations entretenait-il avec Mohammad et avec son entourage ? Combien de temps a-t-il passé à proximité du prophète ? Quels étaient ses qualités et ses défauts visibles et nuisibles ? Quels rôles jouait-il au sein de la cité médinoise ? Quelles fonctions remplissait-il du vivant et après la mort de Mohammad ? Que lui a-t-on reproché depuis ? Comment expliquer son omniprésence écrasante dans les recueils des Hadiths ? Quels étaient ses sources d’information et ses réseaux de diffusion ? Pourquoi s’intéresse-t-on autant désormais à ce personnage et à ses récits ? Quels impacts, positifs ou négatifs, ont ses récits sur la compréhension du message coranique et sur l’image du prophète, 14 siècles après sa mort ?

En voilà des questions « qu’elles sont bonnes » et auxquelles je vais tenter de répondre, afin de permettre à tout lecteur francophone de découvrir la biographie d’un personnage qui, bien qu’il ne soit pas une figure nationale gauloise, s’impose néanmoins comme légende indispensable à la compréhension de ce que l’on nomme communément la religion musulmane – avec la pratique cultuelles, l’intégration de ses fidèles dans les sphères culturelles, sociales et juridiques de la société post-moderne… Plus encore, la référence aux récits théologiques de ce personnage est de rigueur quant à la formulation des revendications des protagonistes de l’islam de la représentativité – l’autre variante de l’islam politique !

Cette étude propose donc une approche critique de la biographie controversée de Abou Hourayra pour différencier les traits fondamentaux  de sa personnalité, de son passé antéislamique, de sa conversion, de son statut social et religieux au sein de la communauté de l’époque, de ses penchants idéologiques et politiques…

A la fin de cette série d’articles, une bibliographie présentera succinctement une liste non exhaustive de la littérature parue autour de ce personnage et qui reste relativement méconnue du grand public, même au sein de ladite communauté musulmane et cela pour 2 raisons essentielles : la sempiternelle censure d’un côté et la sempiternelle autocensure de l’autre côté !

En présentant une synthèse de l’ensemble des critiques historiques et contemporaines portées sur  Abou Hourayra et ses Hadiths, je ne vise surtout pas à dénigrer ce personnage ou à amplifier injustement ses défauts en profitant de sa disparition physique depuis 14 siècles -même si sa défense reste assurée par toutes ses « armées » d’héritiers, mais je compte remplir essentiellement un contrat à 3 clauses et 4 verbes à l’infinitif : Informer, inviter et faire rêver !

Informer d’abord le lectorat francophone des éléments historiques méconnus dudit héritage islamique qui sont désormais, idéologiquement amputés et théologiquement cachés sous haute surveillance et à grand renfort médiatico-juridico-politique. En conséquence, ce lectorat ne voit et ne lit, en vérité, qu’une image/littérature religieuse tronquée et biaisée de ce que l’on a permis de traduire, de produire et même de commercialiser. Il est ainsi réduit à se contenter, vu la barrière linguistique, de ce que l’on trouve habituellement dans les librairies « Halal » et dans les centres culturels islamiques ! Tel que : « Les 99 noms de Dieu » ; « Recueils des Hadiths » ; « Supplices de la tombe » ; « Comment faire la prière ? » ; « Signes de la fin des temps » ; « Iblîs fait-il partie des anges ? » ; « Dialogue avec un djinn musulman » ; « Ruses de Satan » ; « Mariage en Islam » ; « Horreurs de Géhenne » ; « Curation par la graine noir » ; « Dormir selon la tradition prophétique » ; « Sanction de l’apostasie » ; « voile islamique » ;… etc. Une littérature qui inonde le marché du livre dit islamique, au voisinage des rares essais critiques visant une élite universitaire bien particulière et en déphasage total avec la réalité des mosquées de proximité.  

Inviter ensuite, les consciences libres à procéder, par elles-mêmes, à une analyse critique et approfondie de l’ensemble des textes religieux – Hadiths entre autres – surtout ceux qui entretiennent la servitude ; qui justifient l’absolutisme et le totalitarisme et qui appellent à la haine, à la misogynie, aux discriminations, au racisme, à la violence, à la guerre, à la stupidité et à la subordination intellectuelle, à l’esclavage volontaire de tous nos cerveaux humains !(11)  

Faire rêver du jour où l’Humain, quels que soient son sexe, sa race, sa condition sociale, son âge, sa religion,… sera considéré, protégé, soutenu et surtout libéré de l’emprise de toute servitude au politique justifiée par le religieux – mollah et texte – et aussi de toute subordination au théologique protégée par le politique !

J’espère de tout mon cœur que cette étude pourra relancer les débats intra- et extra- communautaires sur les sujets occultés en partie par les héritiers/disciples inconditionnels de Abou Hourayra et par les institutions de l’islam officiel qui, au nom de cet héritage controversé et problématique, s’accaparent le droit – divin (12) paraît-il – en orchestrant la mise en musique idéologique d’une parole au nom de Dieu, en empêchant, par tous les moyens, toute autre personne de penser à haute voix, de penser à Dieu sans ses présumés saints !

Enfin, je remercie chaleureusement Abdelaziz  LAHOUAICHRI, Benjamin Yamine WEIL, Frank PETER, Joël MOUYSSET, Marie-Paule HEBLE, Mohamed Raouf RAHMANIA, Sami Awad ALDEEB ABU-SAHLIEH, Youssef BELGHEYATIYAH et aussi toutes les autres personnes qui ont relu, corrigé et suggéré d’utiles modifications afin d’assurer à cette étude fluidité, clarté et précision. En invitant ainsi le lecteur à se livrer par lui-même à la découverte d’un « continent » religieux ancestral et méconnu, face auquel l’intelligence collective semble être entrée – par la violence de l’histoire et du monde des hommes et par la volonté acharnée d’une caste de bien-pensants – en hibernation profonde et inquiétante pour notre futur immédiat.

Notes :

1- Cheikh Mahmoud Abou Rayyah ; égyptien ; né le 15/12/1889 et décédé le 11/12/1970 ; historien et spécialiste de l’histoire de l’écriture des Hadiths ; a publié, dans un climat très hostile, plusieurs ouvrages en arabe : Adwa’a Ala As-Sunna Al-Mohammadiah, Abou Hourayra cheikh Al MadirahSayhate Jamal Al-Dîne Al-AfghaniRassa’îl Ar-Rafi’î,  Histoire des Hadiths… (en arabe)

2- Mahmoud Abou Rayyah, Abou Hourayra cheikh Al Madirah, Al-Alamy Library, Beyrouth, 1994, p. 139 (en arabe)

3- Ibid., p. 140

4- Plus de détails dans le chapitre 7.

5- Mahmoud Abou Rayyah, op.cit., p.141

6- Ibid., p.140

7- Ibid., p.141

8- Ibid., p.141

9- Ibid., p.139

10-Mustapha Bouhandi ; universitaire marocain ; professeur de l’exégèse et des religions comparées à la faculté Ben Msik – Université Hassan II à Casablanca (Maroc), directeur de l’UFR « Avenir des religions et des doctrines religieuses » dans la même faculté ; auteur de plusieurs ouvrages en arabe : Aktara Abou Hourayra, Nahnou wa Al Coran, At-Ta’atire Al Massihi fi tafssir Al Coran,…

11-D’autres études et articles analysant certains de ces Hadiths viendront compléter et enrichir cette étude. A suivre sur ce blog très prochainement.

12- Le droit divin concerne la justification d’un pouvoir non démocratique par le choix de Dieu. Ce choix est souvent exprimé par l’affirmation d’une généalogie, d’une race choisie,…




Qui ne dit mot consent et se trahit…

11052008

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Qui ne dit mot consent et se trahit… mais qui veut la fin (et non la faim), veut les moyens (par tous nos grands médias disponibles)…

La fin est toujours comprise implicitement (en germe) dans les moyens que nous employons pour atteindre cette fin : Si vous choisissez le pain, vous n’aurez plus les armes mais vous n’aurez plus la faim, et vous atteindrez notre fin. Si vous choisissez les armes, vous n’aurez plus le pain et vous n’atteindrez jamais notre fin, mais vous aurez toujours plus faim…

Par Joël MOUYSSET,

Auteur du « message citoyen universel du 27 avril 2007 » intitulé : « Pour PACIFIER l’après – 6 mai 2007… », au bas de la rubrique « Info » de ce blog…

 

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N.B. : Il est également important de préciser pour la bonne et exacte compréhension du lecteur et de tout ce qui suit, que mon message portait ce sous-titre : DIFFUSION D’UN MESSAGE CITOYEN UNIVERSEL PAR TOUS MOYENS. Dois-je impérativement préciser ce que signifie ici « PAR TOUS MOYENS » ? Bien que je ne sois pas convaincu de cette nécessité, je vais tout de même le faire : « PAR TOUS MOYENS » signifie bien entendu ici, mais aussi PAR TOUS nos grands MOYENS médiatiques disponibles

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AVANT-PROPOS : Qui ne dit mot consent et se trahit…

Les mots ont un sens, mais pour combien de temps encore ?

Les mots ont un sens et c’est pour cela que j’ai commencé mon livre de psychologie et de philosophie politique – « Le désarmement des narcissismes » - par ces 3 premières phrases, dès l’année 2004 : « La confiance doit renaître. Elle ne le peut que si nous chargeons la politique de rassembler l’humanité et le courage nécessaires pour pacifier l’économie. Pacifier, c’est libérer mondialement le travail et ses sources d’initiatives individuelles et collectives aux services de la vie et de l’Amour. ».

Les mots ont un sens et cet article d’actualité qui vous est proposé ci-dessous est déjà riche en proverbes populaires. Vous allez pouvoir vous en rendre compte par vous-mêmes et il n’est donc pas utile d’en surajouter. Mes lecteurs et mes lectrices m’obligent cependant à rappeler ceci : « Qui ne dit mot consent ». Si, en effet, nous continuons – comme nous le faisons habituellement ici ou ailleurs – d’avaler des informations sans plus manifester, de bonne ou de mauvaise foi, la moindre de nos réactions négatives ou positives, ni la moindre de nos critiques positives ou négatives, ni même la plus simple de nos émotions authentiques ou inauthentiques, alors – et si nous ne sommes pas d’ores et déjà « morts » – nous devrions toutes et tous mourir comme des zombies pratiquement décérébrés comme l’a très bien vu, ci-dessus, le peintre Salvador Dalí (*1904 – †1989), bien avant que de devoir agoniser pitoyablement, un jour, de faim ou de soif, de froid ou de chaleur, de solitude ou de chagrin, de maladie, de vieillesse ou sous les coups que nous portera une violence nourrie par la haine et les armes qu’elle aura enserrées dans ses mains.

Tous ces mots ont un sens. Nous ne pouvons donc plus faire semblant de les ignorer. Une occasion s’offre à vous à la fin de cet article, celle de pouvoir vous exprimer librement, de faire vos « commentaires »… sans censures, et ici mieux que nulle part ailleurs dans l’ensemble de cet immense réseau mondial de communication que constitue internet. Alors agissons, réagissons, réveillons-nous, bougeons-nous, mobilisons-nous et surtout… exprimons-nous, au nom de cette humanité universelle qui nous appartient, à toutes et à tous, sans aucune exclusive… Car « qui ne dit mot consent », certes, mais dans l’écrasante majorité des cas de consciences qui s’imposent à nous aujourd’hui : Qui ne dit plus un « traître » mot, trahit autrui et se trahit d’abord lui-même…

DEPUIS 40 ANS (ET LE MOIS DE MAI 1968), TOUS NOS JOURNAUX TÉLÉVISÉS NOUS INFORMENT QUOTIDIENNEMENT DE CETTE VÉRITÉ IMMUABLE :

Qui veut la fin (et non la faim) veut les moyens (non-violents)…

Nous venons de « commémorer » le 6 mai 2008, le premier « anniversaire » de l’élection présidentielle française qui a eu lieu le 6 mai 2007, il y a exactement 1 an…

Cet « événement » a permis à qui vous savez d’être élu, avec plus de 53 % des suffrages, lors d’un scrutin qui a recueilli un taux de participation record avec près de 84 % des électeurs inscrits… Un an après, la « fièvre » politico-médiatique du printemps 2007 a heureusement et enfin fini par retomber (j’en profite d’ailleurs, au passage, pour faire remarquer que, avec cette chute de « fièvre » narcissique électorale, presque toute envie d’aller voter s’en est allée à la fin de cet hiver 2008, aux dernières élections municipales et cantonales françaises…).

Dès le 27 avril 2007, j’avais solennellement et instamment mis en garde « le peuple français, ainsi manipulé émotionnellement, par les briscards des propagandes de masse, dans les coulisses politiciennes où se tapissent les mercaticiens » et appelé à s’abstenir ou à « élire sans accorder sa confiance courtisée à grands frais, soit cet « homme brutal qui conçoit la politique comme une guerre », soit cette femme qui – bien qu’elle se dise laïque – professe la politique comme une religion ! ». Je persiste et je signe aujourd’hui, en maintenant qu’une société à ce point contaminée par cette « fièvre » des guéguerres électoralistes, comme vient d’en être frappé le peuple français pendant presque 1 an, reste tout à fait incapable de choisir souverainement son avenir. Une telle société demeure totalement inapte, dans de tels états seconds et fébriles (dont beaucoup frisent parfois l’hystérie voire la psychopathologie collective), à préserver ses intérêts vitaux et ceux de toutes ses propres générations futures…

Mais puisque maintenant, je le répète, cette « fièvre » est enfin en train de retomber (et que ce patient que nous formons toutes et tous collectivement, s’il ne va toujours pas fort, va donc très légèrement mieux), nous allons pouvoir retisser humblement les fils des dialogues et des échanges entre nous. Tous ces fils qui ont été violemment arrachés et sectionnés pendant 1 an, par mes « 73 premiers destinataires » de mon « message citoyen universel » du 27 avril 2007, c’est-à-dire par toute cette classe politico-médiatique française à laquelle je me suis adressé en premier lieu, pour bien vouloir informer démocratiquement et civiquement le peuple français appelé aux urnes…

En effet, il ne peut pas nous sembler inutile et encore moins illégitime d’esquisser un premier bilan de cette formidable « consécration » électorale du 6 mai 2007. Consécration qui – et il est très important de le rappeler – engage le peuple français pour encore 4 longues années… 4 longues années, au moins… car qui osera affirmer qu’une rallonge supplémentaire de 5 ans ne pourrait pas être accordée à ce même « champion des médias », sorti vainqueur du scrutin du 6 mai 2007 et très probable futur candidat, à l’une de ces prochaines élections présidentielles françaises, dès 2012 jusqu’en 2017 ou dès 2017 jusqu’en 2022 ? Les élections et les réélections répétées et quasi systématiques des présidents Georges Walker Bush, Vladimir Poutine ou Silvio Berlusconi démontrent que, même avec des bilans politiques parfaitement calamiteux dans absolument tous les domaines, l’actuel président français dit « du pouvoir d’achat » a d’excellentes chances d’être brillamment réélu en France, comme l’ont été tous ses alter ego et homologues aux Etats-Unis, en Russie et en Italie depuis près de 20 ans…

Alors quels bilans pouvons-nous et sommes-nous en droit (et surtout en devoir) de dresser (pour notre avenir et pour vos enfants) – nous, citoyens français – après un peu plus de 366 jours sous cette présidence ?

-1- En matière de politique intérieure ou nationale : Tout, absolument tout a été fait jusqu’à présent, pour favoriser davantage tous ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Tout, absolument tout a été fait pour défavoriser davantage tous ceux qui étaient déjà les plus défavorisés. En bref, rien n’a été fait concrètement pour la défense du « pouvoir d’achat », alors que des émeutes de la faim ont commencé à éclater dans près de 40 pays du monde et notamment en Egypte, au Maroc, en Indonésie, en Haïti, au Burkina Faso et en Mauritanie… Et alors qu’aujourd’hui même 25 000 personnes seront mortes de faim quand nous aurons, vous et moi, moi terminé d’écrire et vous terminé de lire ces lignes, j’ai le devoir de rappeler, à tous les férus et à tous les autres « balèzes en histoire », que la très violente « Révolution » française de 1789 (qui a fait rouler tant de « têtes », dont beaucoup étaient pourtant bien voire trop pleines) a éclaté en France avec une famine chronique et provoquée, une fois de plus, par une hausse brutale et excessive du prix du pain… En bref, depuis 366 jours, puisque rien n’a été fait concrètement pour défendre le « pouvoir d’achat », rien n’a été fait pour la paix civile… Tout autre sujet est donc superflu.

-2- En matière de politique extérieure ou internationale : Tout, absolument tout a été fait jusqu’à présent par la France, pour armer davantage ou réarmer, entre autres, la Libye, le Qatar, le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique, après avoir déjà réexporté d’innombrables matériels d’armement vers la Colombie, la Chine, Israël, le Pakistan, la Russie et le Tchad en 2006, d’après le propre rapport du ministère de la défense français, du 4 décembre 2007. Tout, absolument tout a été fait jusqu’à présent par la France (qui est le pays le plus nucléarisé au monde en matière d’énergies « civiles ») pour nucléariser à leurs tours ces 2 autres grandes « démocraties » que sont la Libye et la Chine et pour militariser davantage les « démocraties » du Tchad et de l’Afghanistan… En bref, rien, absolument rien n’a été fait par la France pour pacifier la Palestine, l’Afghanistan, l’Irak, la Colombie, le Tchad, le Tibet ou la Birmanie : Rien, absolument rien n’a été fait « Pour PACIFIER l’APRÈS – 6 MAI 2007… ».

-3- « Résultat », pour ceux qui rabâchent ce mot de « résultat » comme un tic verbal, pour faire plus « branché » sur la mondialisation économique actuelle, ou qui le « remâchent » comme un vieux chewing-gum sans saveur : jamais dans toute leur histoire récente (et depuis mai 1968) des Français n’ont été aussi déçus, inquiets, stressés, déprimés voire désespérés… un an après leurs grotesques, inutiles, honteuses et funestes « poussées de fièvres rouges, vertes, oranges, bleues et même « bleu-blanc-rouge » ! » des printemps et mois d’avril 2007.

En conclusion, « Qui veut la fin veut les moyens… », mais pas tout à fait dans le sens que l’on prête un peu trop facilement et beaucoup trop hâtivement à ce proverbe. Pour beaucoup, « qui veut la fin veut les moyens » signifie en effet que pour parvenir à un objectif, il faut bien accepter de s’en donner les moyens, ce sur quoi nous sommes tout à fait d’accord. D’ailleurs ne dit-on pas aussi, et là encore à très juste titre, que « l’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs » ? Mais on convient aussi, non moins allègrement, avec tout autant de légèreté, que « la fin justifie les moyens », ou autrement dit que : peu importe que ces moyens puissent être avilissants, immoraux ou violents, du moment que l’on peut atteindre sa fin, avec ses propres petits « objectifs » fussent-ils égoïstes et médiocres. Peu importe que ce monde soit fou, violent, totalement déshumanisant et bientôt irrespirable, puisque « On ne réussira jamais à changer le monde ! ». Peu m’importent les 25 000 qui vont mourir de faim aujourd’hui, puisque moi je n’ai aucune autre prétention que l’atteinte de mes propres petites fins, en continuant à pratiquer ma propre petite « politique de l’autruche », comme si de rien n’était… et en plus vous osez venir m’embêter avec toutes ces questions, alors que moi je vous répète que je n’y puis rien et que je n’y suis vraiment pour rien, alors : « Circulez, y’a plus rien à voir ! »…

Ce à quoi je réponds : … et « après nous le déluge » ?

Non ! La fin est toujours comprise implicitement et en germe dans les moyens que nous employons pour atteindre cette fin. Si vous continuez d’employer vos moyens violents ou si vous continuez également de me censurer, qui que vous soyez, même si vous ressentez une certaine forme d’impuissance vis-à-vis de toutes ces questions graves, même si vous avez le sentiment de ne détenir aucune parcelle d’influence, fût-elle infime, sur la politique et sur tous nos grands médias, vous n’atteindrez jamais aucune fin non-violente, c’est-à-dire la Paix à laquelle pourtant vous, moi, nous avons (et tous ceux qui nous sont chers ont) droit sans aucune exclusive. Si, en revanche, vous employez tous vos moyens non-violents, c’est-à-dire y compris tous vos et nos grands médias actuels qui sont à votre portée immédiate, mais dont je reste, moi, totalement exclu depuis 1 an, pour vous mettre au service de notre seule et même fin non-violente, qui Est cette Paix et cet Amour universel de tout humain, alors nous pacifierons très vite, très efficacement et tous ensemble, cet « APRÈS – 6 MAI 2007… ». Car si vous choisissez le pain, vous n’aurez plus les armes mais vous n’aurez plus la faim, et vous atteindrez notre fin. Si, en revanche, vous continuez ainsi, comme vous le faites, à légitimer les armes, ne fût-ce que par vos plus infimes omissions ou par vos silences qui peuvent être pervertis n’importe comment par n’importe qui, vous n’aurez plus le pain et vous n’atteindrez jamais notre fin, mais vous aurez toujours plus faim…

En attendant que vous fassiez votre choix (et si ce n’est pas pour vous, faites-le au moins pour vos enfants voire pour vos petits-enfants), moi, Joël MOUYSSET, citoyen français universel, n’ayant aucun autre moyen médiatique non-violent que celui que je viens d’employer pour tenter de vous informer de tout ce qui précède, et pour prévenir tous ces désastres totalement prévisibles mais évitables (si vous optez pour ce seul bon choix non-violent qui s’impose), je continue donc de refuser, pour un temps de sacrifice que j’accepte encore avec joie mais qui m’est déjà compté, de nous laisser mourir tous ensemble comme des idiots… ou des zombies…

Bien à vous,

Signé : Joël Mouysset.

 

 




Cérémonie d’inauguration de l’association « Univers-Cité Pluriel »

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L’association « Univers-Cité Pluriel » (UCP) vous invite à sa cérémonie d’inauguration:

 

  Le vendredi 2 mai 2008,

de 19h à 21h

à l’Espace-Culture de l’USTL (Lille 1)

Après réception, deux temps rythmeront la cérémonie :

1-    Projection du film d’animation de Frédéric Back « L’homme qui plantait des arbres » d’après un texte de Jean Giono, avec la voix de Philippe Noiret. Suivi d’un temps de parole et d’échange avec la participation d’écrivains et de penseurs.

2- Apéritif convivial accompagnera la présentation de l’association UCP, de ses buts et de ses valeurs.

Un stand d’exposition de livres sera mis en place. Vous y trouverez, entre autres, «  Le désarmement des narcissismes » de Joël Mouysset, …

L’Espace-Culture se situe en face de la bibliothèque universitaire, à proximité de la station métro « Cité Scientifique » à Villeneuve d’Ascq.

Pour plus d’information, composez le 06.14.76.83.69 ou envoyer un courriel à l’adresse : universcitepluriel@hotmail.fr







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