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Oméro Marongiu-Perria, peut-il déconstruire le «paradigme hégémonique» en prêtant main forte au «paradigme victimaire» au service du «chaos constructeur» ? Lecture croisée (1).

17092017

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Par : Mohamed Louizi

(Appuyer sur les photos pour les agrandir !)

Depuis quelques mois, j’ai envisagé d’écrire, dans le cadre d’un débat d’idées — que j’espère franc et dépassionné –, un article analytique de certains écrits et publications de mon «ami», le sociologue Omero Marongiu-Perria que je connais depuis le début des années 2000. Nous étions tous les deux frères musulmans, membres de l’UOIF (surnommée actuellement «Musulmans de France»). De nombreuses occasions passaient, permettant la rédaction et la publication de cet article, mais à chaque fois, j’ai dû y renoncer à la dernière minute, pour laisser passer l’orage et, ainsi, s’épargner soi-même d’une lecture conflictuelle qui soit polluée, totalement ou partiellement, par de la colère.

Mais il y a une autre raison à cela, j’étais à chaque fois dans l’attente qu’une nouvelle publication de sa part, qui viendrait, soit infirmer, soit confirmer les conclusions de mon analyse de la trajectoire de sa plume, tout comme de son action sur le champ islamique (et parfois-même islamiste) : une trajectoire complexe, je l’avoue, pas très facile à suivre et à cerner. Cela pourrait être une de mes limites.

Enfin, après presque deux ans d’hésitation, au vu de la matière intelligible qu’il a produite, depuis janvier 2016, je vais pouvoir désormais engager ce débat, modestement, avec celui qui se présente comme Lire la suite… »




Le philosophe marocain Mohamed Abed al-Jabri n’est plus

3052010

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L’éminent philosophe  marocain Mohamed Abed Al-Jabri est décédé aujourd’hui le 3  mai 2010  à Casablanca à l’âge de 75 ans.  Le défunt est universellement reconnu comme l’un des plus grands philosophes et spécialistes contemporains de la pensée arabo-musulmane.

Il avait  débuté sa carrière académique à partir de 1967 en tant que professeur de philosophie à  l’Université de Rabat où il enseigna l’épistémologie et la philosophie. Son doctorat sur Ibn  Khaldoun publiée en 1971 (La pensée de Ibn Khaldoun : la assabiya etl’État :les grandes lignes d’une théorie Khaldounienne de l’histoire musulmane) lui a inspiré la nécessité de procéder à une refondation de la pensée arabe, classique et moderne. Très tôt  il a entamé un  vaste programme d’étude critique du patrimoine culturel arabe en publiant en 1980 (Nous et le patrimoine ) et de la pensée  arabe en publiant en  1984 un  énorme ouvrage en quatre volumes : « critiquede la pensée arabe ».  Depuis, feu Al Jabri avait publié une vingtaine  d’ ouvrages touchant différents  domaines y compris des œuvres littéraires.

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Information

22052008

 

 

 

Le Coran

Texte arabe et traduction française par ordre chronologique selon l’Azhar avec renvoi aux variantes, aux abrogations et aux écrits juifs et chrétiens

 

par Sami Awad ALDEEB ABU-SAHLIEH, est désormais en vente sur Amazon.fr

 

Pour le commander cliquer sur l’image suivante:

 

 

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Bonne lecture !




Traduction française du Coran chronologique par Sami Aldeeb

9052008

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Le Coran revisité – Patricia Briel

25042008

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Une nouvelle édition du Coran paraît ces jours en français et en arabe aux éditions de L’Aire à Vevey. Elle est l’œuvre de Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, un Arabe chrétien naturalisé suisse, juriste spécialisé dans le droit musulman (lire ci-dessous). Elle fera certainement date. Car son approche et son appareil critique offrent la possibilité de remettre en question plusieurs tabous qui figent la lecture et l’interprétation du Coran, mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives exégétiques. Nul doute qu’elle créera aussi le débat, bien que l’intention de son auteur ne soit aucunement polémique.

Cependant, la «grande rigueur scientifique» de ce Coran est d’emblée saluée dans un avant-propos signé par Rachid Benzine, chercheur musulman associé à l’Observatoire du religieux d’Aix-en-Provence et auteur de plusieurs ouvrages, et Christian Delorme, prêtre catholique du diocèse de Lyon respecté des musulmans et très engagé depuis une trentaine d’années dans le dialogue islamo-chrétien. «Sami Aldeeb a accompagné sa traduction de très nombreuses notes qui prennent en compte les plus récentes recherches historiques et linguistiques, écrivent-ils. Il s’agit donc d’un travail de type critique, mais cette approche n’en est pas moins fort respectueuse de tout ce que représente ce texte pour les musulmans.»

«Faciliter la lecture»

Le Coran de Sami Aldeeb se distingue à plusieurs égards. Mais sa singularité tient essentiellement au fait qu’il présente les chapitres du Coran dans l’ordre chronologique de la révélation faite à Mahomet. Comme l’écrit le juriste dans sa présentation, «l’ordre actuel du Coran pose un problème de compréhension. On peut dire que nous lisons aujourd’hui le Coran presque à l’envers puisque les premiers chapitres, les plus longs, sont d’une façon générale formés de révélations parvenues à Mahomet vers la fin de sa vie. L’ordre chronologique du Coran est important pour les historiens qui veulent comprendre les étapes de la révélation. Mais il l’est aussi pour les juristes. En effet, le Coran comporte des normes juridiques qui ont évolué, certaines en ayant abrogé d’autres. Afin de déterminer les passages abrogés et ceux qui les abrogent, il faut savoir lesquels ont précédé les autres.»

Sami Aldeeb n’est pas le premier à proposer le Coran dans une version chronologique. L’orientaliste Régis Blachère avait publié en 1949-1950 une édition de ce type, mais selon ses propres critères. Pour couper court à d’éventuelles polémiques, le juriste suisse a préféré suivre une classification chronologique des sourates établie officiellement par l’Université d’al-Azhar au Caire, reconnue comme la plus prestigieuse du monde musulman sunnite. Le Coran d’Aldeeb est donc l’unique à ce jour comportant la version arabe et française par ordre chronologique.

 

«En traduisant le Coran dans l’ordre de la révélation, j’ai voulu faciliter sa lecture, explique l’expert. Cela permet de voir l’évolution de la pensée politique de Mahomet, et de la langue du Coran. Les chapitres de la période mecquoise de Mahomet, au nombre de 86, sont plus courts et plus poétiques que ceux de la période médinoise. Ces derniers, au nombre de 28, ont un caractère législatif et normatif. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles ils ont été placés au début du Coran. L’Etat musulman qui prenait forme avait davantage besoin de normes que de poésie.»

L’édition de Sami Aldeeb est aussi la première à indiquer les versets abrogés et les abrogeants. Le droit musulman prévoit en effet l’abrogation de certains versets et prescriptions du Coran sur la base d’indications postérieures. Ainsi, l’usage général veut que les versets révélés tardivement abrogent ceux qui les précèdent. Les islamistes fanatiques se sentent ainsi légitimés à puiser la revendication de leurs crimes dans certains versets de la période médinoise, qui sont parmi les plus violents du Coran. Par exemple, le verset du sabre, qui préconise le meurtre des ennemis, abrogerait selon certains savants entre 124 et 140 versets tolérants, dont le célèbre «pas de contrainte en religion». Mais, souligne Aldeeb, «l’abrogation continue à soulever aujourd’hui de nombreuses controverses, et il n’y a pas d’accord à ce sujet entre les auteurs musulmans». C’est pourquoi le juriste se limite à indiquer les versets qui sont abrogés et ceux qui les abrogent selon ces sources contradictoires, sans porter de jugement. Il précise cependant que, selon certains penseurs, le véritable islam serait contenu dans les sourates révélées avant l’hégire (le départ de Mahomet pour Médine), et donc celles de la période mecquoise de Mahomet.

Autre caractéristique de la version d’Aldeeb: la présentation des variantes du Coran. Elle a le mérite de montrer que le livre saint des musulmans n’est pas un texte monolithique. Les premiers manuscrits du Coran ne contenaient ni voyelles, ni signes permettant de distinguer chaque mot et chaque lettre. Dès les débuts de l’islam, plusieurs lectures sont apparues. Elles ont progressivement été admises comme faisant partie de la révélation, et des savants islamiques les ont recensées. Par exemple, les éditions égyptienne, tunisienne et marocaine du Coran diffèrent entre elles. Plus de 10000 mots du Coran ont actuellement une ou plusieurs variantes. Celles indiquées par Sami Aldeeb touchent plus de la moitié des versets du Coran. Bien entendu, le sens de certains mots ou de certains versets change radicalement d’une version à l’autre. «Aucune édition du Coran en arabe ne mentionne ces variantes, affirme Sami Aldeeb. Même des universitaires ne savent pas qu’elles existent. Elles suscitent le malaise des autorités religieuses. Car même s’il est admis qu’elles font partie de la révélation, elles mettent en cause le dogme selon lequel le Coran est la parole inaltérée de Dieu.»

Faire évoluer l’islam

Enfin, le renvoi aux références juives et chrétiennes du texte questionne un autre tabou qui freine la recherche exégétique, celui de l’inimitabilité du Coran, preuve de son origine divine. Aux yeux des musulmans, les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs propres Ecritures, et seul le Coran est l’authentique parole de Dieu. «Dire que le Coran a repris des écrits qui l’ont précédé signifie que Mahomet ne les a pas reçus de Dieu», écrit Sami Aldeeb dans son introduction.

Mais le spécialiste se défend cependant d’avoir voulu contredire le dogme de l’inimitabilité: «A l’instar d’autres traducteurs, j’ai voulu fournir au lecteur intéressé quelques éléments de comparaison. Certains passages du Coran ne s’éclairent qu’à la lecture de la littérature hébraïque et chrétienne, souligne le chercheur. Par exemple, certains mots ont été translittérés directement de l’hébreu à l’arabe. Si on en reste à l’arabe, on ne comprend pas le sens de certains passages.»

La démarche de Sami Aldeeb permet d’aborder le Coran comme un ouvrage contingent, rédigé et constitué par un ou plusieurs scribes. Ces affirmations sont en opposition avec la doctrine musulmane. Mais aujourd’hui, plusieurs intellectuels musulmans, comme le Tunisien Abdelwahab Meddeb, appellent leurs coreligionnaires à considérer le Coran comme l’œuvre d’un prophète inspiré par Dieu, et à replacer les textes fondateurs dans le contexte historique de leur apparition. Ils suggèrent aussi d’abandonner les dogmes du Coran éternel, incréé et inimitable. Ce n’est qu’à cette condition, disent-ils, que l’islam pourra évoluer. La version d’Aldeeb pourrait ainsi représenter une étape importante dans une telle évolution.

«Voile», nouvelle traduction : Le Coran de Sami Aldeeb propose une nouvelle traduction d’un célèbre verset qui intime aux femmes l’ordre de porter un voile: «Dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur sexe, de ne faire apparaître de leur ornement que ce qui est apparent et de rabattre leurs voiles sur leurs fentes.» «Fente» est ici un synonyme de «sexe» selon le chercheur. Le terme arabe «juyub» est utilisé dans une variante d’un verset du Coran «dans le sens de la fente du corps de la femme», précise la note qui accompagne la traduction. D’autres traductions du Coran proposent poitrine, échancrures, gorges, seins. «A l’époque du Prophète, les femmes portaient des vêtements flottants qui n’étaient pas fermés devant, explique Sami Aldeeb. En marchant, il arrivait qu’elles découvrent leur sexe. C’est pourquoi il m’a semblé plus vraisemblable que Mahomet ait demandé aux femmes de couvrir leur sexe plutôt que leur poitrine.» (Patricia Briel)

Sami Aldeeb : Chrétien arabe d’origine palestinienne, naturalisé Suisse, Sami Aldeeb a fait ses études universitaires en Suisse. Depuis 1980, il est responsable du droit arabe et musulman à l’Institut suisse de droit comparé à Lausanne. Il enseigne également cette matière aux Facultés de droit d’Aix-en-Provence et de Palerme. Il est aussi l’auteur d’une vingtaine de livres et de près de 200 articles. Sami Aldeeb lit le Coran depuis l’âge de 16 ans. Il précise qu’il publie sa version du livre saint des musulmans à titre privé. La réalisation de cet ouvrage lui a pris cinq ans. (Patricia Briel)

Source :
Le journal suisse « Le Temps » - Vendredi 25 avril 2008

(http://www.letemps.ch/template)




Lausanne: Une version extraordinaire du Coran paraît en Suisse

19042008

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Première mondiale, un Coran chronologique est édité à Vevey

Par Valérie Bory – Lausanne, Vevey, 4 mars 2008 (Apic)

C’est l’œuvre de ma vie, affirme Sami Aldeeb, chrétien d’origine palestinienne et de nationalité suisse. Cet universitaire auteur de nombreux ouvrages et articles, est l’auteur d’un Coran encore jamais réalisé : 600 pages des versets avec leurs variantes, non pas dans l’ordre canonique, mais chronologique de leur révélation, aux Editions de l’Aire, à Vevey.

Avant même sa parution, le 4 mars, le Coran chronologique fait déjà l’objet de centaines de commandes. Son auteur, Sami Aldeeb responsable du droit musulman et arabe à l’Institut suisse de droit comparé, à Lausanne, travaille depuis 5 ans à cette œuvre gigantesque. Mais pourquoi donc le Coran chronologique et avec toutes ses variantes n’avait-il pas été édité avant ? C’est un problème d’accès à l’information, répond Sami Aldeeb. Si vous dites qu il y a des variantes, ou que tel verset est abrogé ou abrogeant, les gens commencent à douter.

Sur 4000 versets, il n’y a pas une page du Coran qui ne comporte plusieurs variantes. Ces variantes existent et sont reconnues par les autorités religieuses, mais cela reste dans le domaine des spécialistes. « Je les ai mises dans les notes pour les chercheurs et pour que les gens se rendent compte que le texte n’est pas un texte monolithique. Et cela n’a jamais été fait, dans aucune langue« .

Cela donne-t-il une approche différente du Coran tel qu on le connaît ? a demandé l’Apic à Sami Aldeeb. « Exactement. Cela change même le sens de certains versets. En ce qui concerne l’ordre chronologique, on ne sait pas avec certitude comment le Coran a été révélé et dans quel ordre exact les versets ont été révélés. Mais on a tenté, a travers plusieurs indices, plusieurs témoignages, de faire des classifications des chapitres du Coran. Les musulmans eux-mêmes ne sont pas d’accord entre eux et les orientalistes non plus, sur le classement des chapitres du Coran. Il existe une classification faite par l’Université islamique Al-Azhar au Caire, le centre islamique le plus important dans le monde sunnite« , précise l’universitaire. « Dans leur édition du Coran, en tête de chapitre, ils précisent que ce chapitre porte tel numéro dans l’ordre chronologique, à l’exception de tel verset, qui appartient à une autre époque« .

Donc on a des versets qui se chevauchent. « Mon but n’est pas de falsifier le Coran« . Sami Aldeeb a donc pris cette classification, acceptée par la plupart des musulmans. Mais comme c’est la première fois que le Coran est publié par ordre chronologique il n’a pas voulu heurter les croyances des musulmans, et a ajouté à la fin de son édition une table des matières en indiquant les chapitres par ordre normal. « Celui qui veut suivre sa foi et lire le Coran selon l’ordre normal peut donc le faire« . Ce qui était très important pour Sami Aldeeb. Afin d’éviter les polémiques. « Mon but n’est pas de falsifier le Coran ou autre, mais de dire aux chercheurs et à ceux qui veulent le lire par ordre chronologique : voilà, vous pouvez le faire, et les croyants qui veulent le lire dans l’ordre normal le peuvent aussi« .

Le livre est accessible au simple musulman. « Avec les notes, on se forme. Même des universitaires musulmans ne savent pas qu’il y a des variantes du Coran. Ce n’est pas enseigné aux étudiants Je l’ai constaté avec des étudiants musulmans qui étudient dans des universités arabes« .

Quel est l’enjeu de cette nouvelle approche du Coran ? « Je laisse le lecteur libre de faire ce qu’il veut. Je lui fournis un instrument de travail. Mais avant tout c’était pour moi, reconnaît le chercheur, qui travaille beaucoup sur le droit musulman et avait besoin d’un instrument de travail. J’ai utilisé les traductions qui existaient. Or elles sont dans l’ordre normal. Et ne sont pas faciles à lire. Lorsque ces gens ont traduit le Coran, ils ne connaissaient pas l’ordinateur ! J’ai utilisé l’ordinateur pour que chaque mot, chaque phrase qui se répète, chaque verset, soit traduit toujours de la même manière, à moins que le contexte ne l’interdise« .

La mise en page optique, faite entièrement par Sami Aldeeb lui-même est en rouge et noir. Les annotations et les appels de note sont en rouge.  » Même si vous ne savez pas l’arabe, des chiffres en rouge vous indiquent que le verset à des variantes ou que tel terme a des variantes. Donc même sans savoir l’arabe, vous vous rendez compte optiquement que le texte, là, pose un problème de compréhension« .

Un grand travail a été réalisé pour faciliter la lecture du texte et indiquer que ce verset appartient à une autre époque. « Tout de suite vous allez passer du noir au rouge et vous dire. Ah, ce verset n’appartient plus au contexte. C’est un verset qui a été révélé 10 ans plus tard peut-être…« 

Une approche qui risque d’être mal reçue chez les musulmans intégristes ? « Disons, si j’avais touché le texte, oui, mais ce n’est pas le cas. J’ai suivi les instructions de musulmans eux-mêmes. Je n’ai fait que suivre des ouvrages qui sont reconnus par les autorités religieuses musulmanes. J’aurais pu faire plus et aller chercher des documents, disons, contestés. J’ai évité cela. Dans certaines traductions du Coran, certains passages sont parfois du pur chinois. J’ai recouru à 20 traductions françaises. Pour comparer. Dans mes notes en bas de pages, je donne plusieurs autres traductions en indiquant qui a traduit. Lorsque cela pose des problèmes de traduction, je donne la mienne. Je n’impose rien. C’est tout à fait neutre« .

Ainsi, bien des années après avoir acheté son premier Coran à Jérusalem à l’âge de 16 ans et l’avoir donné à un musulman faute d’y comprendre quelque chose, et après avoir fait sa thèse au Caire, Sami Aldeeb réalise une quête qui le poursuit depuis longtemps. « Lors de ma thèse, j’avais argumenté avec un intellectuel musulman, qui m’avait expliqué que le problème du Coran c’est qu’il n’est pas classé dans l’ordre chronologique. Et il faut le faire. Il en avait même parlé dans un long article. Aucun musulman ne s’y est attelé. J’ai pensé que peut-être les musulmans avaient peur de le faire. Alors je me suis dit c’est mon devoir. Je suis le seul « mécréant » respectueux des textes ! ». Sur le plan des sciences des religions, ce Coran va devenir un fait historique. Sami Aldeeb, amusé, commente : « Seul un fou pouvait faire cela. Je suis ce fou !« 

Bulletin de commande:

Coran, Texte arabe et traduction française par ordre chronologique selon l’Azhar, de Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, Préface par Rachid Benzine et Christian Delorme, 600 pages, Ed. de l’Aire, Vevey.

Pour commander ce livre cliquer sur le lien suivant:

http://www.sami-aldeeb.com/files/article/254/Nouvelle_traduction_du_Coran.pdf







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