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Hakim El-Karoui: to Qatar or not to Qatar?

30092018

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Par Mohamed Louizi

Zéro est le nombre de fois où Hakim El-Karoui cite le Qatar dans la version papier de « son » Essai, paru le 11 janvier 2018 aux éditions Gallimard : L’islam, une religion française. Hakim El-Karoui semble être le conseiller « islam » de l’Institut Montaigne et aussi l’un des proches amis influents (mais non-officiels) d’Emmanuel Macron. Inutile de chercher la trace du Qatar dans le classement qui suit, par ordre alphabétique, de ces quelques trente-huit pays cités, une ou plusieurs fois, dans cet Essai[1]. On y trouve ça et là :  l’Afghanistan, l’Algérie, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Arabie Saoudite, la Belgique, la Bosnie [Herzégovine], la Chine, la Croatie, Cuba, Daesh, l’Egypte, les Emirats [-Arabes-Unis], l’Espagne, les Etats-Unis [d’Amérique], la France, la Grande Bretagne, la Hollande, l’Inde, l’Indonésie, l’Irak, l’Iran, Israël (cité aussi sous la désignation : Etat Hébreu), la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, le Pakistan, la Palestine, les Philippines, la République Slovaque, la Russie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, le Vatican et le Yémen … mais pas le Qatar !

Dans ce tour du monde en 304 pages, sont cités vingt-et-un pays où l’islam(s) est la religion majoritaire. Parmi lesquels, se trouvent quatorze pays arabo-berbères, incluant la Tunisie dont est originaire le géographe Hakim El-Karoui.  Pas une seule phrase, pas une note de bas de page, ne laissent apparaître expressément le nom du Qatar. Walou ! diraient les Marocains. C’est comme si l’on traitait la question des cartels de la drogue et que l’on mettait en sourdine l’implication de pays comme le Mexique, la Colombie ou l’Afghanistan. Comme si l’on parlait  de la mafia italienne sans évoquer les réseaux de la mythique Camorra napolitaine. Cela manquerait de sérieux. Ainsi, le silence d’Hakim El-Karoui autour du Qatar est Lire la suite… »




Journée Mondiale Pour l’Autonomie Génitale : Mon discours (*)

9052014

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Rassemblement devant le Tribunal de Cologne – Allemagne

7 mai 2014

Mesdames, Messieurs … Chers parents, chers amis,

             Je suis venu de Lille, au Nord de la France, pour vivre pleinement avec vous ces moments intenses et chargés de sens. Ici, dans cette ville, dans ce tribunal, s’est écrit le 7 mai 2012 le début d’une « Histoire » et d’une promesse démocratique. Ce premier acte est maintenant acquis et ouvre, je l’espère, la voie à d’autres actes futurs. Un grand hommage à ces juges qui ont pris la mesure du drame en dépit des pressions. L’Histoire retiendra vos noms, votre courage et votre audace.

Ce sont des moments mémorables qui – j’ose espérer – écrivent l’épilogue d’une triste histoire millénaire. C’est l’histoire de cette « circoncision » qui se justifie tantôt par des religions tantôt par des cultures et qui s’invente, suivant les époques, des  prétextes aussi illusoires que farfelus pour perdurer et s’ancrer davantage, y compris au sein de nos sociétés démocratiques et modernes au grand mépris des « droits humains fondamentaux » inaliénables.

Je m’associe à vous, en tant qu’homme libre, en tant qu’homme de foi, en tant qu’homme «circoncis » depuis mes quatre ans, et désormais, en tant que père de trois enfants dont un garçon de huit ans, pour vous dire, d’abord, mon engagement librement choisi, foncièrement sincère et totalement désintéressé à vos côtés, pour défendre cette noble cause : Celle de « l’intégrité corporelle » de chaque enfant,  celle de garantir à chaque personne sa « souveraineté » sur son propre corps et son droit à « l’autonomie génitale », sans aucune discrimination liée à l’âge, à la nationalité, à la couleur de peau, à l’identité sexuelle, à la religion, à la culture ou à la condition sociale.

Je m’associe à vous pour exprimer, en toute conscience et gravité, tout le mal que je pense de toutes les « mutilations génitales » en général, et de la « circoncision » en particulier. Celle-ci défigure à jamais les corps et marque pour toujours les esprits. Elle engendre des douleurs injustes et injustifiées, et provoque des souffrances silencieuses et durables. Elle profite de la faiblesse d’un enfant innocent, au bénéfice de groupes introvertis et puissants. Elle uniformise les corps, pour communautariser les esprits plus tard et jusqu’à la tombe. Elle impose, comme seule règle, comme seul « choix » et comme seul dogme : la servitude forcée et la soumission aveugle aux ordres religieux et culturels établis !

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Je suis venu aussi vous apporter, humblement et en toute conscience, mon témoignage personnel, sur cette sacro-sainte tradition que je connais « intimement » depuis un peu plus de trente deux ans, plus exactement depuis 1982. Car le mensonge de la « circoncision » est gravé, depuis l’âge de mes quatre ans, sur ma propre chair et dans mon esprit aussi. Je dis bien « mensonges », car ma propre « circoncision » s’est faite sous la seule et unique couverture de multiples mensonges aussi cyniques que grossiers. Le plus gros et le plus cynique de tous, était celui inventé par cet étrange homme qui me suggérait de lever ma tête au ciel à la recherche d’un « oiseau » volant, et profiter de cet court instant de naïveté primitive, pour abuser de mon corps et « couper », au nom du Ciel me dit-on, les ailes de mon propre « oiseau » ! Au commencement était le « mensonge » et le « mensonge » était ma « circoncision » !

En 2006, la naissance de mon fils m’avait mis devant ma responsabilité et devant ma conscience de « père ». Je ne pouvais fuir cette conscience car « On peut tout fuir, sauf sa conscience ! ». Que vais-je faire donc ? Reproduire ce que j’ai subi en cédant aux multiples pressions, et en conduisant mon bébé chez le « circonciseur » pour qu’il soit « coupé » parmi les « coupés » ? Ou bien m’abstenir purement et simplement ? Devrais-je graver le mensonge de la « circoncision » sur le corps de mon fils pour qu’il soit, soi-disant, dans la « vérité » ? Mais Bon Dieu, au nom de quelle « vérité » devrais-je graver sur son corps, et pour toujours, ce terrible « mensonge » ? Au nom de quelle « vérité » ?!

Mes coreligionnaires me disent et vous disent aussi que la « circoncision » est un acte de foi musulmane. Soit ils mentent, soit ils ne savent pas ! Ils sont incapables de la justifier sur la base du seul Texte fondateur ! Car le Coran ne l’a jamais cité, ni explicitement ni implicitement. Hélas, ce que mes coreligionnaires refusent d’admettre, c’est que le Coran, lui-même, a été « circoncis », inhibé et neutralisé très tôt, par des paroles étranges, connues sous le nom de « hadiths »,  attribuées au Prophète, constituant les fondements de ladite « Sunna », cette supposée deuxième source, parue au moins deux cents ans après sa mort. Ainsi, le Coran et bien des sagesses prophétiques reconnaissables, par leurs portées vertueuses, ont été « circoncises » et noyées dans un amas de millions d’autres paroles indécentes et inhumaines, rapportées ici ou là.

L’invitation coranique simple d’être « en paix » avec soi-même pour être « en paix » avec les autres, a été « circoncise » par les « hadiths » et la « Sunna ». Le Prophète lui même a été « circoncis » par ses rapporteurs. L’espérance humaniste et avant-gardiste de l’époque, a été « circoncise » par les carcans tribaux et par les intérêts de vilaines créatures hybrides et dévoyées : mi-théologiennes et mi-politiques !

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L’islam, tel que je le vis et je le conçois, ne légitime aucunement la circoncision, bien au contraire. La « circoncision » est plutôt l’un de ces « DEUX » piliers fondamentaux de tous ces autres « islams » frelatés, parus durant les quinze derniers siècles. Des « islams » guerriers, dominants les corps et conquérants les territoires. Des « islams » autoritaires, politisés, totalitaires, inhumains et foncièrement agressifs. Ces « islams » ne peuvent exister d’ailleurs que dans une ambiance de soumission imposée du berceau jusqu’à la tombe. Ils ne peuvent perdurer que dans un climat de peurs et de menaces entretenues en permanence. Ces « islams » ne peuvent exister qu’à travers le mensonge de la « circoncision », comme premier pilier et comme seule et unique « porte d’entrée », et qu’à travers l’autre mensonge de « la peine de mort » pour « apostasie », comme deuxième pilier, et comme seule et unique « porte de sortie » ! Ainsi, ces « islams » se nourrissent continuellement tantôt des « prépuces » de l’innocence … tantôt des « têtes » d’humains libres qualifiés et jugés apostats !

Comme si, vivre une spiritualité croyante n’était possible qu’entre deux flaques de sang … qu’entre deux violences … qu’entre deux crimes ignobles ! Comme si le nom de Dieu ne pouvait être inscrit dans les cœurs qu’en subissant le mensonge de la « circoncision », et ne pouvait en être effacé qu’en subissant l’autre mensonge de « l’apostasie » !

Concernant mon fils, j’ai refusé, je refuse et je refuserai toujours, de céder à la pression et aux menaces. La dignité de mon fils, sa souveraineté inviolable sur son propre corps, son intégrité physique, une et indivisible, et son droit de décider par lui-même plus tard de son appartenance religieuse, ou pas, ne sont pas sujets à un quelconque marchandage religieux, orchestré au nom de Dieu. Dieu n’a strictement rien demandé ! Et quand bien même Dieu l’aurait demandé, je ne le ferai pas, et j’en assumerai, en homme libre et en homme de foi, toutes les conséquences. L’Humain, dans ma conception, est plus sacré que le texte quelque soit son auteur … Cela est aussi l’avis du Coran !

Mesdames, Messieurs … Chers parents, chers amis,

Il est déplorable ce silence assourdissant d’intellectuels musulmans à ce sujet. Qu’ils agissent en femmes et hommes libres et libérés par la pensée. Qu’ils libèrent leurs paroles. Qu’ils arrêtent de se comporter tels des investisseurs frileux, tremblant à l’idée de perdre des parts de marché ou des parts d’audience. Car l’Islam n’est ni un fond de commerce, ni un objet médiatique. L’intellectuel ne doit agir ni en commercial de la parole, ni en commentateur passif et intéressé. Les musulmans ne sont ni des clients à séduire, ni des spectateurs à divertir pour endormir davantage !

Il ne suffit pas, non plus, d’annoncer expéditivement, sur un sujet aussi grave, votre positionnement en 140 caractères sur le réseau Twitter, comme cet respectable islamologue musulman genevois ultra-médiatique, se définissant comme réformateur radical, qui depuis un quart de siècles, a noirci plus de 6 000 pages, et animé de centaines de conférences religieuses, et qui au sujet de la circoncision a fini enfin, en octobre 2012, par lancé un tweet équivoque sur son compte, exprimant, mais sans citer explicitement la « circoncision », je cite : «Quiconque abuse un corps d’enfant – avec ou sans consentement – viole son innocence !»  C’est déjà très bien ! On avance timidement ! Mais Monsieur l’islamologue, merci de détailler votre propos, car le viol de l’innocence mérite plus qu’un tweet … Qu’en pensez-vous ?

Mesdames, Messieurs … Chers parents, chers amis,

Voilà ce que j’ai voulu partager avec vous en cette journée mémorable qui n’est que la poursuite d’un long combat pour protéger l’innocence, nos enfants, contre tout abus, contre toute violation et contre toute violence !

Enfin, permettez-moi de remercier les organisateurs de cette journée de m’avoir invité. Un grand merci à Guy SINDEN et à Victor SCHIERING. Aussi, je remercie et rend un hommage sincère à mon ami Nicolas MAUBERT pour le temps et l’effort, de très haute qualité, qu’il dépense en faveur de cette cause, là-bas en France, à travers le site « Droit au Corps ».

Merci à vous tous pour votre attention !

(*) : Ce discours a été traduit instantanément en allemand.

Voici sa traduction arabe : fichier pdf Discours_Circoncision_Cologne_2014_Louizi

Voici sa traduction anglaise : fichier pdf Mon_Discours_Cologne-EN

Voici sa traduction allemande : fichier pdf Mon_discours_Cologne_DEUTCH




Appel : « Sauvons nos garçons ! »

21032014

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Par : Mohamed LOUIZI

Le Monde, dans lequel nous vivons, est trouble, perturbé, pollué, souffrant, ensanglanté … Pas un jour ne passe sans que l’on prenne connaissance des atrocités par-ci et des menaces par-là. Pas un jour ne passe sans que l’on apprenne ce que des humains font endurer à d’autres humains, pour protéger des intérêts divers : financiers, économiques, politiques, stratégiques, religieux et autres.

Les injustices de tout genre « fleurissent » sur un vaste champ de ruines … Les libertés sont menacées plus que jamais et à grand échelle … Des faibles écrasés … Des puissants malfrats, de toutes obédiences et sensibilités, se targuent plus que jamais d’être intouchables pour la postérité … Des guerres continuent de « moissonner » des vies, des innocents … D’autres guerres se préparent dans le « secret défense » pour défendre de « secrets intérêts » … Le « marché de la mort » ne connaît pas la crise … Le « marché de la guerre » s’active pour résorber, avec les mêmes recettes meurtrières du passé et par les armes et le sang, la « crise du marché » … Des médias demeurent hélas assujettis, sauf quelques rares exceptions, aux puissants militaro-industriels et banquiers, en défendant leurs intérêts au lieu de se soucier d’accomplir leur métier citoyen d’enquête et d’information, qui se doit, en principe, d’être désintéressé, indépendant, libre et authentique … Il suffit d’ailleurs d’ouvrir les yeux et les oreilles pour s’en rendre compte … Le déclinisme gagne du terrain dopé par toutes sortes de constats sociétaux, environnementaux et économiques pour le moins alarmants.   

Cependant, des contrepoids existent heureusement et tentent, tant bien que mal, de résister à cette hystérie généralisée et à cette folie qui songe à nous embarquer collectivement et intentionnellement vers les abîmes. Ces contrepoids actifs et ces forces génératrices de résistances et d’espoirs, s’occupent chacune, ou conjointement avec d’autres, d’éclairer le chemin, d’apporter la contradiction, d’assurer un minimum de pluralisme, de permettre le doute, de dénoncer les infamies, de soutenir les causes justes, de défendre les droits et libertés, de réveiller les consciences, de permettre aux fleurs  « des printemps » fébriles et fragiles de ne pas faner si rapidement.

Chaque conflit, chaque cause juste, trouve d’honnêtes femmes et hommes engagés, qui telles des bougies, se consument à petit feu pour éclairer les autres, pour baliser des chemins possibles, pour permettre cette lueur de lumière, qui, même lorsqu’elle semble être insignifiante, donne lieu à d’immenses espoirs et engendrent de nombreuses promesses.

Ainsi, ces femmes et hommes témoignent, de part leurs engagements respectifs, de cette humanité vivante et habitée par une soif insatiable, visant à faire cesser ces atrocités quotidiennes et sauver des vies. Presque chaque cause a ses défenseurs, y compris les causes auxquelles on ne pense que rarement, ou pas du tout, soit par désintérêt ou par manque d’information ou par pure négligence.

Mais il y a une cause, en plus des autres, qui me semble très juste, très importante et hautement prioritaire … Cependant, celle-ci, ne trouve hélas pas assez de monde pour la défendre, pas assez d’énergies pour la faire valoir, pas assez de cries pour la faire entendre … Et pourtant ! Elle « nous » concerne directement ou indirectement, que l’on soit parent ou futur parent  … Elle implique « nos » enfants … « nos » garçons en particulier !

Il s’agit d’une pratique qui s’attaque à l’intimité des garçons, qui modifie irréversiblement et à jamais leurs corps … Elle secoue, qu’on le veuille ou pas, les consciences et tourmente les esprits … Elle peut entraîner l’irréparable et parfois séparer celles et ceux que l’on croyait inséparables … Elle « nous » renvoie à « nos » ignorances et révèle « nos » faiblesses ainsi que « nos » assujettissements aux « ordres » religieux établis par « nos » défunts aïeux et demeurent activement relayés par tous ces gardiens de toutes ces traditions et de tous ces temples sacrés.

Vous l’avez, peut-être, compris : Il s’agit de la CIRCONCISION … Cet acte de mutilation génitale non thérapeutique, que l’on fait subir aux garçons, juifs et musulmans, dès leur petit jeune âge !

Bien que je sois moi-même circoncis, en 1982, à l’âge de quatre ans, ma position concernant cette pratique est connue et a été rendue publique depuis 03/07/2009, lorsque j’ai publié ma modeste recherche intitulée : « Le juste prix de la terre promise ! Réflexion autour de la circoncision » sur mon blog « Ecrire sans censures ! ». Depuis, ce texte a été lu et téléchargé un peu plus de 47 500 fois.

Cinq ans plus tard, cette position entièrement assumée, s’est confortée et consolidée par de nouvelles recherches, de nouvelles données, de nouveaux fait-divers et de nouvelles rencontres … Elle demeure nourrie par la même détermination et le même engagement de départ !

Par ailleurs, force est de constater que de nombreux lecteurs anonymes, de nombreuses connaissances, bien qu’ils trouvent les arguments mis en avant dans ce texte – pour comprendre la genèse d’une telle pratique – plutôt pertinents, induisant la réflexion sur le sens et offrant un éclairage sur d’autres sujets et aspects, une partie de ces mêmes lecteurs se heurtent aux violences d’une réalité sociale et religieuse effrayante, prohibant toute tentative d’émancipation – qui se veut rester toujours croyante et spirituelle – mais s’exerçant en dehors des périmètres des institutions religieuses, et libérée de l’emprise des jougs de la coutume et des interprétations sacralisées de tous ces « geôliers de la foi» et de tous ces « agents » de maintien de l’ordre religieux établit.

Ici, un couple mixte, longtemps heureux et amoureux, se déchire définitivement à cause du « prépuce » de leur petit garçon ! La maman refuse de porter atteinte au corps de son fils de trois ans, lorsque le papa qui ne croit pas, d’ailleurs, au bien fondé de cette pratique, exige paradoxalement, sous la pression, de circoncire son fils par peur de la famille … par peur des regards de l’entourage familial et social … ou pour se montrer « loyal » envers le grand-père en risquant, par cette attitude, la santé et la vie de son propre fils !

Quelque part là bas, un couple anéanti, qui après avoir accompli la veille – et dans la joie (!) dit-on –  l’acte « sacré » de la circoncision, se réveille le lendemain matin face à la catastrophe : le décès de son fils chéri, suite à une hémorragie survenue pendant la nuit … L’enfant s’est vidé de son sang, doucement, goûte après goûte et s’est éteint pour toujours, les larmes de la souffrance aux yeux … les yeux rivés au ciel !

Quelque part, ici dans le Nord de la France, un bébé de sept jours seulement (!), sauvé in extrémis, par des médecins urgentistes, après avoir subi une circoncision à domicile, opérée par un pieux « médecin », spécialisé dans le « prêt-à-couper » Low Cost, sur la table de la cuisine et peu soucieux de la déontologie médicale … Ce « médecin », maitrisant parfaitement l’art de tenir les bébés par la « queue »,  a eu affaire à la Justice de la République, qui pour des raisons incompréhensibles – accrochez-vous ! – a considéré que la République n’a pas à se prononcer sur un acte « rituel », en faisant fi des droits des enfants : Coupez vos garçons au nom d’Allah ! Mutilez vos bébés au nom de Yahvé ! La République se doit d’être neutre !

De malheureuses histoires, comme celles-ci, sont hélas multiples et fréquentes … Des enfants en bas-âges, des bébés de quelques semaines voire de quelques jours, sont chaque jour coupés, mutilés, dénaturés, sacrifiés … Des parents déboussolés, des couples déchirés, des mamans chagrinées, des papas tiraillés, des enfants angoissés, des couples explosés et des vies brisées … Tout cela, découle d’une pratique effrayante que l’on perpétue pour, dit-on, plaire à Allah pour les uns … et pour honorer la promesse envers Yahvé et continuer à payer le prix de la « terre promise » pour les autres !

Comme si le chemin vers Dieu ne pouvait qu’être revêtu de millions de prépuces de garçons innocents !

Comme si la plénitude spirituelle choisie était incompatible avec l’intégrité corporelle !

Comme si « être croyant » monothéiste, juif ou musulman, nécessitait impérativement « être coupé » !

Comme si la soumission aux travers religieux hérités du passé, était plus importante que de préserver la bonne santé de « nos » enfants et le sourire sur leurs lèvres et leurs visages !    

Cette cause centrale ne trouve hélas que quelques défenseurs, qui malgré vents et marées, tentent de sensibiliser, d’informer et de mener un travail difficile au milieu d’un climat religieux, médiatique et politique indifférent, voire très hostile.

Le silence coupable et déplorable de certains « intellectuels » musulmans, qui se présentent à la messe comme novateurs et avant-gardistes, demeure assourdissant à ce sujet. Ces « intellectuels » – souvent des prédicateurs et bons orateurs « mutés » avec des titres universitaires utilisés comme gages de spécialisations et outils de subordination de la masse  - préfèrent traiter de questions, dont l’apparence est révolutionnaire, avec des titres choc tel « la réforme radicale », mais qui ressasse en vérité d’anciennes idées – développées par de courageux réformateurs du début du XXème siècle dans le monde arabe – avec un habillage philosophique et sociologique très habile et en se servant de styles linguistiques séduisants.

Ces « intellectuels » disent des choses, expriment quelques idées mais finissent par tromper le lectorat, en se muselant volontairement là où il faudrait exprimer des vérités dérangeantes de l’histoire d’une construction religieuse tourmentée et ô combien problématique à bien des égards … Ils se taisent, là où il faut questionner la conscience collective et déranger la caste barbue et enturbanné   … Ainsi l’autocensure prend le dessus sur le courage intellectuel et le devoir de vérité. En mode « off », ces mêmes maîtres « intellectuels » livrent un fond respectable de leur pensée qu’ils n’osent pas affirmer par ailleurs en mode « on ». Ils expliquent aussi la difficulté de tenir des discours tranchant avec le traditionalisme ambiant … car, selon eux, la communauté n’est pas prête à entendre cela et serait choquée et perturbée !         

Ces « intellectuels » passent leurs temps à vouloir expliquer l’évidence de l’évidence … La compatibilité entre choses compatibles depuis la nuit du temps … A force d’éviter les sujets vitaux, les sujets qui risquent de fâcher, de bouleverser, ils tombent volontairement dans le ridicule et dans le déni … A force de refuser d’assumer le rôle que doit assumer naturellement un quelconque intellectuel qui se respecte, ils finissent par se trahir en pactisant avec toutes ces forces obscurantistes primaires et en profitant de l’aise d’un statut socioprofessionnel et de l’abondance de l’argent qui coule à flot : La « réforme radicale » de l’Islam attendra l’édition prochaine … la parution prochaine … Le siècle prochain !     

Au fond, ces « intellectuels » sont hélas habités d’une peur terrible de s’attirer la foudre communautaire, de risquer l’isolement et de perdre des « parts » dans cet « hypermarché religieux » trop juteux. Ils ne peuvent bousculer les certitudes, ni questionner le bien fondé de telles pratiques tabous. Ils préfèrent parler du « halal », du « voile », d’une certaine « éthique », d’une certaine forme de « citoyenneté », … La « galerie musulmane » est ainsi amusée toute l’année, en continue et en boucle … Leur silence coupable et complice demeure … Les cris de « nos » enfants, de « nos » bébés … demeurent aussi !

Pour briser cette « loi » du silence … pour interpeller ces «notables» proclamés et autoproclamés et les mettre devant leurs responsabilités morales … pour bousculer cet ordre religieux établit … pour libérer cette parole qui doute … pour interpeller les pouvoirs publiques … pour protéger ces enfants et bébés innocents … pour mener des actions citoyennes de tout genre et sous toutes formes légales, cette cause devra réunir toutes celles et tous ceux qui croient en sa justesse et en son urgence !

C’est pourquoi, je lance aujourd’hui – le jour de mon 36ème anniversaire – cet « APPEL » citoyen, en direction de toute personne, femme et homme, croyante ou non, parent ou pas … qui pense que cette cause mérite que l’on s’y intéresse.

La visée première de cette initiative est de constituer une équipe de travail, basée physiquement et domiciliée légalement en métropole lilloise, pour commencer, organisée dans un cadre associatif à but non lucratif (association loi 1901), qui réfléchira aux contenus, exprimera sous toutes formes et supports des éclairages religieux, médicaux, psychologiques, … et autres. Et mettra en place des plans d’actions plaçant, dans la durée, cette question au cœur du débat sociétal, avec l’organisation périodique de nombreuses rencontres, conférences, tables rondes, échanges d’expériences, ateliers de témoignages …  et pourquoi pas, célébrer une « journée de sensibilisation contre la circoncision » !

Cette initiative se rajoutera aux autres initiatives existantes et consolidera ce courant de forces génératrices coopérants visant le changement profond des mentalités et de conceptions. Seuls l’intérêt de l’enfant et la protection de son intégrité corporelle reste à la tête des préoccupations de cette initiative.

Toute personne intéressée par ce « projet », en phase embryonnaire, peut me contacter, dans un premier temps, par courriel à l’adresse :

mohamedlouizi@hotmail.fr

Une première réunion d’information et de travail sera organisée dès que le nombre de personnes intéressées atteindra un minimum de 5 personnes. La participation à cette réunion par Call Conférence est possible pour toute personne habitant loin de Lille.

Je reste naturellement à votre disposition pour tout autre complément d’information ! 

Mes amitiés !




! حيَّ على الأكباش *

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 محمد اللوزي   / Mohamed LOUIZI

Cet article, publié en arabe sur le site MODERN DISCUSSION, met l’accent sur la perception du sacrifice – qui sera fêté dans quelques jours un peu partout dans le monde – chez les mollahs et les adeptes de la théorie « des cinq piliers de l’islam ». Ceux-là croient qu’en égorgeant un mouton ce jour, se rendent fidèles à une tradition ancestrale, remontant jusqu’au temps d’Abraham (un peu plus de 40 siècles) et se référant à son histoire avec son fils lorsqu’il a vu en songe qu’il était entrain de l’immoler. en effet, il est regrettable que les adeptes de cette théorie majoritaire dans le monde arabo-musulman ne puissent accéder aux sens profonds de l’expérience spirituelle d’Abraham qu’à travers une lecture doublement tâchée de sang : le sang des bébés circoncis … et le sang des moutons égorgés. Fêter Abraham … son expérience intellectuelle et spirituelle … sa traversée du désert des doutes et des incertitudes … son refus du suivisme aveugle des ancêtres et des des générations passées … ses recommandations du bien être dans la paix et la sérénité …   Tout cela demeure une bonne et noble chose … Mais encore faut-il savoir « tenir le mouton par ses cornes« ?!  … Bonne lecture et bonne fête !

بعد طول عراك بين الرأس و البطن … استطاع ما تبقّى من « عقلي »، الانتصار على ما تدلّى من « معدتي » … و قررت الامتناع عن شراء كبش أقرن سمين يمشي في سواد … جذع سليم من العور و العمى و العرج و ما شابه … لم يكن أمر اتخاذ ذلك القرار سهلا … فعقلي يريد إحداث التوافق بين أفكاره و إزالة التناقضات من بين اختياراته … و معدتي – آه يا معدتي، يا معذبتي، يا رأس الداء ! – تشتهي ما اشتهاه عيسى ابن هشام … من شواء و حلوى و أطباق و رقاق … حين استغبى ذلك السوادي، صاحب الحمار، الملقب بأبي عبيد … على عتبة إحدى أسواق بغداد في القرن الرابع الهجري … زمن العباسيين

إنني لست ضد الأكباش و الخرفان يا ناس … لست ضد « عيد الشّواء » المقدس … بل على العكس تماما … أحب « اللحم المشوي » و « الدوّارة » و « القديد » و « لحم الرأس المبخّر » و غيرها من « الشهيوات » المنحدرة من صلب ثقافة الطبخ المغربي … لكن الامر الذي لا يستصيغه « رأسي العاصي »، كما يصفه البعض، هو ربط كل ذلك بدين الله تعالى … و إلباس « السكين » و « الشواية » لباس التقوى و الإيمان … و اختزال التجربة الروحية و العقلية و التربوية لإبراهيم و ابنه عليهما السلام، في ذبح مئات آلاف « العلاليش التونسية » … و ملايين « الأكباش السردية المغربية » … و مئات آلاف « القرابين التركية » … و عشرات آلاف الخرفان الكافرة – أو المقيمة بدار الكفر حسب التقسيمات الفقهية الجاري بها العمل … بملايين السكاكين و الأمواس و الخناجر و المديات و المقارض و السيوف : تعددت الآلات و الأكباش … و النحر واحد

إن المؤسف حقا أن يصبح المدخل الوحيد لتجربة إبراهيم عليه السلام، عند جمهور عريض من أتباع « نظرية الأركان الخمسة »، بأحبارهم و رهبانهم و عامتهم، هو مدخل الدماء و الذبح و القطع … فتلك الجموع لا تكاد تعرف عن إبراهيم إلا الختان و النحر … و كليهما مدخلين دمويين بامتياز … فعند الختان، تسال دماء ذكران الصبيان – باسم الله – تيمنا، زعموا، بإبراهيم المختون بنص التوراة و حديث صاحب الهريرة المقدس … و عند النحر، تسال دماء الأكباش – باسم الله و الله أكبر – تيمنا بإسماعيل الذبيح … فيختزل إبراهيم « الأمّة » بمنطوق القرآن في شخص بئيس بحرفتين … لا أقل و لا أكثر… حرفة الحجام/الخاتن بالقدوم و الحبل … و حرفة الجزار صاحب السكين الحادة … و بين تلك الحرف تضيع المعاني العميقة لتجربته الروحية … و تمحى دروس تجربته العقلية السالكة مسالك الشك و سط هشيم اليقين … و تنسى تضحيات تجربته المقاومة للتقاليد الصنمية الآبائية البالية و لسلطة الكهنوت و السحرة … و تظلم تجربة رجل فريد، عمّر قبيل أربعين قرنا في ظل سقوف معرفية كانت تمجد و تقرب القرابين البشرية خوفا من الآلهة، و استطاع رغم ذلك أن يضع حدا لثقافة القربان البشري باستبداله، مرحليا و على مستواه فقط، بقربان حيواني … مؤسسا لبداية لم يكتب لها الاستمرار بعد … و هي الانتهاء عن تقديم القرابين عامة … بشرية كانت أو حيوانية … تحت أي مسمى و في سبيل أية جهة … و لو كانت الله Lire la suite… »




« Bêtes » … soumission !

23092010

 

Par Mohamed LOUIZI

 

 » … J’ai vu le bébé boire le lait de l’esclavage au sein de sa mère, et les enfants apprendre la soumission avec leur alphabet … »

GIBRAN KHALIL GIBRAN

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L’une des définitions connues du mot « islam » est « soumission ». En 1993, alors âgé de 15 ans, je participais à des cercles d’instruction religieuse, au sein d’un mouvement islamique marocain, lorsque mon éducateur m’a apprit que le mot « islam » venait du verbe arabe « aslama » « اسلم« , qui veut dire, entre autres, « se soumettre ».

En voulant appuyait sa définition par un exemple concret, il disait que lorsque l’arabe bédouin d’antan, en parlant de sa « bête », disait  « أسلمت الدابة » – aslamati ad-dabah – cela voulait dire que sa bête se soumet à ses ordres sans hésitation, la tête basse. D’où, le mot « islam » voudrait dire, à en croire les références respectables de mon éducateur, « la soumission totale, absolue, complète et sans hésitation à l’ordre de Dieu » !

Soit … Mais il se trouve aussi qu’on nous apprenait, en même temps, que cette soumission est loin d’être limitée à Dieu. Ses ramifications sont pour le moins très  nombreuses, à tel point qu’il deviendrait tout à fait légitime de se demander ce qui reste réellement de la dignité de … « la bête » ?   

En effet, cette soumission doit être observée, quasiment au même degré, à l’ordre du prophète. Puis, et par extension, il faut témoigner de la même attitude vis-à-vis de ses compagnons, de sa famille, de ses rapporteurs, de ses exégètes, de ses successeurs, des successeurs de ses successeurs, de son calife, sa majesté le  roi, de l’entourage de sa majesté, du cheikh appuyant les décisions de sa majesté, du harem de sa majesté, de l’instituteur dans l’école de sa majesté, de l’imam dans la mosquée de sa majesté, du juge dans le tribunal de sa majesté, du policier dans le commissariat de sa majesté, du percepteur des impôts et taxes du peuple soumis pour le compte de sa majesté … Sans parler d’autres variantes de la soumission que l’on doit témoigner à l’égard des parents, des grands-parents, des personnes âgées … et j’en passe !

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A la différence de « la bête » qui a le bonheur – il faut le reconnaître – de n’avoir qu’une seule autorité : Son bouvier, le « musulman conventionnel », quant à lui, doit passer ses heures en état de soumis parmi les soumis, la tête basse et la bouche cousue, à s’asservir  encore et toujours, au nom de Dieu, et simultanément à toutes ces autorités rassemblées … au risque du châtiment et de la réprobation !

Cet été, quelque part au Maroc, je suis allé accomplir la prière du vendredi à la mosquée du village. L’imam se dressa au-dessus de sa tribune à trois marches. Le silence régna d’un coup annonçant le début d’un discours portant sur le thème des bienfaits de l’obéissance et de la soumission. Après une longue introduction – dont la formulation même n’est, en vérité, que la soumission « linguistique » de l’imam à  une certaine rhétorique formulée par les ancêtres – celui-ci  rappela à l’assemblée des fidèles, et pour la énième fois sans nul doute, le sens du mot « islam » tout en sollicitant le fameux exemple de « la bête » qui se soumettait à son maître, l’arabe bédouin d’antan, sans hésitation et la tête basse ! Les mêmes mots, les mêmes définitions, le même exemple … à croire que pour approcher le sens du mot « islam », il faut nécessairement évoquer une facette du comportement animal !

Les gens, en majorité de pauvres agriculteurs usés, qui écoutaient son discours, savaient au fond d’eux mêmes – puisqu’ils sont au quotidien au contact des animaux – que « la bête », malgré quelques apparences peu drôles, sait revendiquer son droit à manger à sa faim, à boire et à s’accoupler, lorsque eux-mêmes sont incapables de contester leurs conditions de vie misérables. Bien au contraire, ils sont appelés, par l’imam lui-même, d’accepter cet état de fait, tel un destin, et à se soumettre au souverain même lorsque ses politiques s’égarent de l’esprit de la justice sociale et économique. Car, selon un « hadith« , celui qui se soumet à l’ordre de sa majesté, se soumet en vérité à l’ordre du prophète, et celui qui se soumet au prophète, se soumet par extrapolation à l’ordre de Dieu. En shuntant le prophète, cela reviendrait à dire que se soumettre au souverain – l’ombre de Dieu sur la terre ! – c’est être bon « musulman » aux yeux de Dieu.  Ces pauvres gens invoquent le Seigneur pour qu’Il protège le souverain, « le berger » comme il est désigné dans un autre « hadith« , et pour lui accorder … longue et heureuse vie … Amen!       

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La nuit tomba. En contemplant le ciel dégagé, j’ai murmuré d’une manière peu conforme : Dieu a-t-il vraiment besoin de « bêtes » soumises pour se sentir … Dieu ? Pourquoi a-t-il créé l’Homme, doué de facultés intellectuelles incroyables, de capacités créatrices extraordinaires, si c’était pour lui imposer, en fin de compte, un seul choix … ou bien l’Enfer ? Pourquoi l’a-t-il créé, si c’était simplement pour rendre sa vie épouvantable par ce nombre astronomique – à en croire les recueils des hadiths et de la jurisprudence dite islamique – d’obligations, de contraintes, d’interdits et de limites sans limites ? Comment est-ce logique de vanter la liberté, chère au Coran, et de témoigner en même temps, d’une « servitude volontaire », telles des « bêtes » décérébrées  à l’égard de toutes ces autorités mondaines ?

Soudain, le braiment de l’âne de notre voisin a coupé le fil de mes réflexions « impies », aux yeux de certains pieux. Je me suis dis, au moins lui, même attaché au moyen d’une corde solide, sait exprimer ses sentiments et ose revendiquer, à haute voix, ses droits et ses désirs … Et tant pis, après tout, si sa voix est jugée horrible par le Coran lui même !

Septembre 2010




Le juste « prix » de la « terre promise » : Réflexion autour de la circoncision

3072009

« N’est-il pas étrange de nous voir défendre plus farouchement nos erreurs que nos valeurs ? »

Gibran Khalil Gibran – Le sable et l’écume

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Par Mohamed LOUIZI

Au commencement était la liberté …

Certains choix difficiles que l’on opère, à des moments précis de notre vie, impliquent tout naturellement, directement ou indirectement, l’avènement en avalanche d’autres choix coûteux, capitaux et déterminants pour notre devenir.   

Depuis quelques années maintenant, le choix du questionnement systématique, permanent et inaltérable, m’accompagne. Je m’en félicite par ailleurs pour cette chance qui m’est offerte à un moment précis de mon existence, lorsque que bien d’autres, une majorité sans doute, refusent de prendre ce risque et préfèrent se soumettre volontairement à des réponses toutes faites, consomment des fatwas à la demande et se passionnent, naïvement, devant un prêt-à-pratiquer pseudo-religieux infantilisant.

Ce choix de vie, en dehors des effets secondaires indésirables  qu’il a pu engendrer depuis, m’a permis, malgré tout, de reconquérir cette liberté de pensée concédée au fil des années précédentes, et d’être simplement moi-même, face à l’absurdité de certains dires et à l’intolérance de certains actes.    

La vie ainsi menée se refuse alors à la routine et à la désespérance. Pas un jour ne se lève sans son lot d’interrogations restées sans réponses. L’espace de l’Inconnu s’accroît sans fin, et certaines affirmations, religieuses particulièrement, qui paraissaient hier vraies et immuables, se montrent aujourd’hui, sous les projecteurs d’un raisonnement critique assumé, moins évidentes.

Combien de questions refusons-nous de nous poser car paraissant douloureuses ? Combien de sujets tabous n’osons-nous pas briser et approcher par manque de courage intellectuel, et par crainte du blâme ou de la réprobation ? Combien de compromis maladroits avons-nous conclu, au mépris de nos convictions les plus intimes, sous l’effet de la peur de ce « Que dira-t-on » communautaire terrifiant ?

Une des questions qui me tourmente l’esprit depuis quelques temps, est cette tradition que l’on insiste à perpétuer à coup de « paires de ciseaux » et de « couteaux » bien aiguisés, assez souvent sans en connaître l’origine et dont le sens religieux exact –  s’il y en a un –  nous échappe complètement : Il s’agit, vous l’avez compris, de la fameuse circoncision !

Circoncision : sixième pilier de l’islam ?

Cette question, qui au départ, me paraissait secondaire et subsidiaire face à d’autres questions, tenues pour prioritaires, remonte aujourd’hui à la surface de mes préoccupations religieuses et intellectuelles. Elle représente à mon sens, et de manière très profonde, l’occasion rêvée me permettant de cerner, relativement, le sens que l’on donne, au sein d’une religion ou d’une communauté de foi ou d’un système de valeurs quelconque, à l’être humain, à son intégrité physique et à sa dignité de manière générale.

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Il était une fois … un inféodé sur le chemin de Damas : histoire de Abou Hourayra (8)

24102008

Par Mohamed LOUIZI

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8- Enseignements prophétiques ou récits talmudiques ? (Suite)

[…] On s’aperçoit très vite, en effet, de l’influence, directe ou indirecte, de Kaâb sur Abou Hourayra à la lecture de nombreux Hadiths présumés « authentiques », signés par ce dernier. Ces Hadiths, en vulgarisant les croyances talmudiques, témoignent de l’ampleur de la pénétration ancestrale de nombreux concepts et traditions israélites jusque dans l’inconscience collective de ladite communauté musulmane, qui reste majoritairement animée par la culture religieuse, celle-ci continuant de se diffuser en grande partie à travers ces mêmes Hadiths.

Les exemples de cette pénétration sont nombreux. Même les religieux officiels, ou reconnus comme tels, reconnaissent l’existence de cette influence nuisible mais sans en faire grand cas. Car ces mêmes religieux ne vont pas au-delà de ce constat et n’épurent pas textuellement leurs propres livres des résidus de cette influence(1). Charge donc au lecteur néophyte ou confirmé de faire ce travail critique, au risque de provoquer la colère de ces mêmes religieux ; surtout lorsque l’on pointe du doigt un personnage, hautement sacralisé, tel que Abou Hourayra !

Pour ne citer qu’un simple exemple parmi tant d’autres, Abou Hourayra rapporta un Hadith dans les présumées « authenticités » de Al Boukhari et de Mouslim, dans lequel il affirma que le prophète Mohammed avait raconté un jour l’histoire d’un prophète israélite nommé Josué, fils de Noun. Ce dernier, étant parti en guerre, avait ordonné au Soleil, par la grâce de Dieu, de s’arrêter pendant un moment en lui permettant ainsi d’achever son Jihad contre les ennemis de Dieu à la lumière du jour ; et Dieu, toujours selon Abou Hourayra, arrêta effectivement la course du Soleil pendant presque une journée(2)!

Comment cela est-il possible ?

Le prophète pouvait-il, dogmatiquement parlant, confirmer un tel phénomène aussi extraordinaire, sachant que lui-même lisait dans le Coran et transmettait donc aux gens que : « …Il [Dieu] astreint le Soleil et la Lune à poursuivre leurs courses, l’un et l’autre, jusqu’au terme fixé… »(3), « C’est lui qui a créé la nuit et le jour, le Soleil et la Lune, chacun voguant dans une orbite bien déterminée »(4), « Et le Soleil qui ne saurait rejoindre la Lune ni la nuit qui ne saurait devancer le jour, chaque astre devant voguer sur l’orbite qui lui est assignée ! »(5)… ?

Le prophète pouvait-il transmettre quelques idées contredisant la révélation de ce qu’il recevait ?

Pouvait-il raconter aux gens des histoires permettant la compréhension de leur religion mais qui ne figuraient pas dans le Coran ? Car ni cette histoire ni même le nom de Josué n’y sont cités !

Est-il possible qu’il apprenne à sa communauté que le Soleil pouvait par simple ordre ou invocation (sincère !) cesser de poursuivre son mouvement, au risque de mettre en péril tout l’ordre universel ?

Si c’était effectivement possible, alors pourquoi le prophète ne l’a-t-il jamais fait à l’instar de Josué ? Etant entendu que le prophète s’est retrouvé plusieurs fois, lui aussi, dans de telles situations de guerres tout à fait semblables ?

En effet, Médine avait subit des souffrances suite au siège mené par une large coalition tribale à son encontre pendant environ 25 jours durant l’an 5 de l’hégire – 627 de l’ère chrétienne(6). Le jour même de la levée du siège, le prophète demanda aux Médinois de se rendre immédiatement à Banû Qurayza – une forteresse juive – qui avait visiblement trahi ses conventions de paix signées avec le prophète, en participant avec les coalisés. C’était le début de l’après-midi lorsque le prophète s’adressa ainsi à ses compagnons : « Qu’aucun d’entre vous n’accomplisse la seconde prière de l’après-midi – Al Asr – avant d’avoir atteint le territoire de Qurayza !»(7). On raconte même qu’une polémique éclata, en route, entre 2 groupes de compagnons à l’heure de la seconde prière(8)

Le premier groupe interpréta l’ordre prophétique en respectant sa finalité visant à mobiliser les troupes avant le coucher du soleil ; ceux-là firent la seconde prière à l’heure. Le deuxième groupe, plutôt littéraliste, prit l’ordre prophétique au premier degré et s’y conforma à la lettre ; ceux-là n’accomplirent pas la seconde prière jusqu’à leur arrivée aux alentours de Qurayrza, quelques heures après le coucher du soleil ! On raconte que le prophète loua les deux attitudes.

Sans rentrer nécessairement dans le vif de cette polémique, il est clair que le prophète avait demandé à son armée de se dépêcher et non pas au Soleil de cesser sa course pour lui permettre d’achever son action militaire à la lumière du jour ! Il a agit sur les paramètres maîtrisables et non pas sur les autres qui ne dépendent ni de sa volonté ni de ses prérogatives, telle que la course du soleil. Pourquoi le prophète n’avait-il pas agit de la même manière qu’avait prétendument employé Josué fils de Noun ?

La réponse à cette question se trouve en partie dans le compte rendu d’un événement dramatique survenu du vivant du prophète. Il s’agit de ce qui se passa le jour du décès de son bébé Ibrahim – bébé né du mariage du prophète avec Mariya, une ex-Copte égyptienne. Ce jour-là, et juste après l’enterrement de Ibrahim, on raconte que le Soleil se fut éclipsé(9). Des Médinois interprétèrent ce phénomène par la tristesse du Soleil engendrée par la mort de Ibrahim, en associant ainsi la disparition du bébé et l’éclipse solaire et en y voyant un message de consolation de la part du Ciel à destination du prophète. Mohammad réfuta immédiatement et avec force cette interprétation superstitieuse et confirma avec la plus grande clarté que: « Le Soleil et la lune sont deux signes parmi les signes de Dieu. Leur lumière ne s’obscurcit pour la mort de personne !»(10).

Dans son livre Muhammad : vie du Prophète, Tariq Ramadan commente cet événement avec les mots suivants: « Muhammad rappelait ainsi à ses compagnons l’ordre des choses et la nécessité de ne pas se tromper dans l’interprétation des signes afin de ne point verser dans la superstition (…) Le signe de la présence de l’Unique à l’instant de la mort d’un homme n’est point dans l’apparition d’un quelconque miracle, mais bien plutôt dans la permanence de l’ordre naturel, dans l’éternité de Sa création traversée çà et là par le passage des êtres créés, qui passent puis s’en vont. »(11)

Cet événement montre à quel point le prophète était habité par l’esprit du Coran qu’il a éclairé quant au sens des phénomènes naturels, sur l’ordre qui régit l’Univers et sur l’indépendance totale entre les velléités humaines d’un côté, et les lois cosmiques de l’autre. Entre ces deux sphères il n’y a aucune relation de cause à effet et les unes ne justifient pas les autres !

Est-il possible que ce même prophète ait raconté à ces mêmes compagnons l’histoire de Josué qui a fait arrêter la course du Soleil sur simple ordre ?

Si cela s’avère impensable, d’où provient alors ce récit au juste ?

Abou Hourayra l’aurait-il réellement entendu de la bouche du prophète? Ou bien, n’y avait-il pas là, de nouveau, un tiers très loquace et apparemment très bien informé de la biographie biblique de Josué comme l’était évidemment Kaâb Al Ahbar 

Après quelques recherches dans le Livre de Josué(12) – le premier livre des Prophètes pour la tradition juive et le sixième livre de l’Ancien Testament chrétien  on s’aperçoit très vite que ce récit y figure bel et bien: « … Alors Josué parla à l’Éternel, le jour où l’Éternel livra les Amoréens aux enfants d’Israël, et il dit en présence d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, Et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune suspendit sa course, Jusqu’à ce que la nation eût tiré vengeance de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Le Soleil s’arrêta au milieu du ciel, Et ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour… »(13) ! 

Ce même récit a longuement alimenté la polémique entre l’Église romaine du XVI siècle et les scientifiques qui réfutaient cette vérité théologique prétendument infaillible : celle de l’arrêt de la course du Soleil pendant presque une journée à l’époque de Josué, puisque cela est évidemment en parfaite contradiction avec toutes leurs observations astronomiques.

L’Église se servit de ce récit comme d’une vérité eschatologique indiscutable pour accréditer à la fois sa propre vérité scientifique (!) plaçant la Terre(14) au centre de l’Univers et pour imposer aussi sa conception aristotélicienne dite de la « continuité de la matière » et réfutant donc l’existence du vide au sein de l’Univers !

Et puisque, comme le répliquaient des scientifiques, la course et le déplacement du Soleil impliquent l’existence évidente du vide sans lequel le Soleil ne pourrait se déplacer continuellement en suivant une orbite bien déterminée, des jésuites présumaient, quant à eux, que les mouvements célestes que l’on perçoit ne sont que de simples illusions d’optique(s) et sensitives !

Dans tout son zèle eschatologique, l’Église de l’époque voulut donc à tout prix sauver le Livre de Josué en préférant voir en ce texte comme un nouveau dogme métaphoriquement indicible ;  une sorte de vérité à défendre, coûte que coûte, vaille que vaille, quitte à faire appel à ses pouvoirs inquisiteurs contre les scientifiques qui remettaient ce dogme ecclésiastique en cause, comme par exemple Giordano Bruno(15)ou Galilée(16) et bien d’autres savants des XVIème et XVIIème siècles ! 

De surcroît, la charge de la preuve pesait du côté de ces toutes nouvelles sciences. Ce n’était donc pas aux jésuites de l’époque de revoir leur copie mais bien aux scientifiques de corriger la leur.

Des théologiens musulmans nous disent aujourd’hui même, à la manière de l’Église du XVI siècle, que si la science contredit une vérité religieuse – un Hadith de Abou Hourayra par exemple – ce n’est pas aux théologiens de trouver la source de l’erreur ou de remplacer leurs conceptions dogmatiques du texte présumé « sacré » par des interprétations métaphoriques, relativement acceptables, mais au contraire : charge à ces scientifiques importuns de trouver l’erreur dans leurs travaux, puis de faire leurs mea-culpa puisque le « sacré » est immuable !

Et c’est justement ce que l’on trouve à la lecture de l’explication du Hadith de Josué dans Fath Al Bari(17). Des théologiens n’ont pas cherché à examiner l’origine de ce récit biblique ou de vérifier sa véracité ni même d’y voir un sens imagé à interpréter.

Ils n’ont pas cherché à savoir si OUI ou Non, il s’agit  de l’un de ces énièmes contes que Kaâb avait racontés à Abou Hourayra et que ce dernier s’est empressé, comme d’habitude, d’attribuer mensongèrement au prophète Mohammed !

Ils n’ont pas cherché non plus à évaluer la vraisemblance scientifique d’un tel phénomène cosmique à la lumière des données astronomiques. La seule chose que l’un de ces pieux théologiens a pu découvrir, certainement après bien des heures de recherche poussée à l’extrême, c’est le jour exact de ce supposé arrêt du Soleil à l’époque de Josué : pour ce théologien musulman illuminé(18), il s’agit du 14 juin CQFD (!) – le jour le plus long de l’année selon ses calculs : Eurêka ! Eurêka !

D’autres récits de Kaâb Al Ahbar, attribués par Abou Hourayra au prophète Mohammed contredisent des fondamentaux du Coran – si l’on s’arrête sur leur portée dogmatique – et instaurent la superstition dans l’imaginaire des croyants. Or toutes ces falsifications constituent, depuis des siècles, l’essence et le socle même du dogme sunnite concernant la création, les signes de la fin des temps, le retour de Jésus, l’antéchrist, le séjour dans la tombe, la Résurrection, le Jugement dernier, le Paradis, l’Enfer,…etc(19).

Ce faisant, des mollahs sunnites, défendent corps et âme, les contes du duo « Kaâb–Abou Hourayra », au nom d’un mythe fondateur qui est celui de la défense de la tradition prophétique sacrée, à n’importe quel prix.

L’ensemble de ces récits mériterait d’être analysé, profondément, pour s’arrêter, le temps qu’il le faut, sur l’illusion et sur l’aveuglement des théologiens dogmatiques qui continuent de conduire aux bûchers et aux guerres religieuses(20) chaque année, et depuis 14 siècles, des centaines de milliers de personnes innocentes, enfants, femmes et hommes, et qui condamnent et excommunient des centaines d’intellectuels et de libres penseurs(21) lorsqu’ils remettent en question un seul Hadith de Abou Hourayra, alors que ce dernier contredit pourtant les données de la science et du bon sens. Ineptie donc, mais toujours vérité théologique prétendument absolue et donc immuable, exactement comme l’affirmait mordicus l’Église au XVI siècles.

D’ailleurs, les psychopathologies dogmatiques des institutions juives, chrétiennes et musulmanes ne sont-elles pas similaires, avec tout de même un décalage temporel que l’on peut évaluer à quelques siècles ?

Ladite communauté musulmane contemporaine n’est-elle pas en train de revivre à sa manière l’horrible Moyen Âge chrétien ?… 

Cependant, il me semble qu’il y a tout de même une moralité que l’on peut tirer de ce Hadit !

Je dirais en effet :

Si Josué a réussi à arrêter la course du Soleil pendant 23 heures et 20 minutes (selon certaines estimations des plus sérieuses(22) !), des Abou Hourayra(s) millénaristes et contemporains ont réussi, quant à eux, à arrêter la marche de l’histoire ; de la vie de toute une civilisation, de l’art, de la culture, de la science,… pendant quelques années lumières … et ça continue toujours !

(A suivre… )

Notes :

1- Des religieux sunnites confirment que dans les livres d’exégèse du Coran et dans les recueils des Hadiths les connaissances israélites et bibliques sont très présentes mais ils ne les montrent pas au lecteur, non pas pour qu’il puisse faire attention mais juste pour rendre à César ce qui est à César. Pour plus de détails sur ce sujet, lire par exemple :

Moustapha Bouhandi, At-Ta’athire Al Massihi fi tafssir Al Coran, Dâr At-Tali’ah, Beyrouth, 2004 (en arabe)  

2- Hadith rapporté par Abou Hourayra considéré authentique par Al Boukhari et Mouslim.

Al Boukhari, op.cit., Vol.2, p.307, n° 3124

D’autres Hadiths témoignant de cette influence à lire dans :

Mahmoud Abou Rayyah, Abou Hourayra cheikh Al Madirah, p.102-112

Moustapha Bouhandi, op.cit., p.62-93

Abd Al Jawad Yassine, op.cit., p.265-268

3- Coran, 31, 29

4- Coran, 21, 33

5- Coran, 36, 40

6- Tariq Ramadan, op.cit., p.206-218

7- Ibid., p.218

8- Ibid., p.219

9- Ibid., p.292

10- Ibid., p.292

11- Ibid., p.292

12- Le livre de Josué est le premier livre des Prophètes pour la tradition juive et le sixième livre de l’Ancien Testament chrétien. Il fait suite au Pentateuque, qui se terminait à la mort de Moïse aux portes du pays du Canaan, et relate la «conquête » du « pays promis » sous la direction de Josué. Ce livre porte son nom parce qu’il en est le personnage principal, pas parce qu’il en est l’auteur. Selon la tradition juive, il fut écrit par Jérémie, lequel puisa dans des documents anciens. Les chapitres 1 à 12 décrivent la conquête de Canaan ; les chapitres 13 à 24 montrent comment les tribus d’Israël se répartirent le pays et rapportent la recommandation finale de Josué. Deux versets importants du livre de Josué sont le commandement du Seigneur de méditer les Écritures (Josué 1:8) et l’appel de Josué au peuple à être fidèle au Seigneur (José 24:15). (Source : Wikipédia)

13- Livre de Josué, chapitre 10, 8-14

14- L’Eglise catholique adoptait et défendait, au Moyen Âge, la théorie d’Aristote qui considère que la matière est continue, et qu’il n’y a donc pas de place pour le vide. Cette question de l’existence du vide troublera les esprits, nous dit Claude Allègre (*), jusqu’au début du XXème siècle. Elle ne sera véritablement traitée qu’aujourd’hui à partir de la physique non linéaire.

(*) – Claude Allègre, Un peu de science pour tout le monde, Fayard, Paris, 2003, p.11   

15- Livré à l’Inquisition le 23 mai 1592. Pendant sept ans il sera interrogé et torturé. Le 17 février 1600, il a été brûlé vif.   

16- Condamné le 22 juin 1633 à la prison à vie, jugement modifiée par la suite en assignation à résidence surveillé dans sa maison personnelle jusqu’à sa mort en 1642 !

17- Fath Al Bari Bi Charhe Sahihe Al Boukhari, de son auteur Ibn Hajar Al Askalaniy, est un livre de commentaire et d’explication du recueil des Hadiths de Al Boukhari.

Sur Internet à l’adresse : http://hadith.al-islam.com/

18- Ce théologien s’appelle Haroun Ibn Youssef Ar-Ramadi (cf. l’explication de ce Hadith dans Fath Al Bari Bi Charhe Sahihe Al Boukhari )

19- D’autres études/articles analysant certains de ces Hadiths viendront compléter et enrichir cette étude. A suivre sur ce blog prochainement.

20- Il s’agit de toutes les guerres survenus quelques années après la mort du prophète Mohammad : guerre du chameau, Siffin, Karbala, l’ensemble des guerres de conquêtes dites islamiques, les conflits permanents entre chiites et sunnites,… Toutes sont alimentées par des Hadiths presque authentiques (!)

21- La liste des torturés en raison de leurs pensées dérangeantes est assez longue, elle mérite une étude indépendante. La machine théologico-politique – Al Azhar, Mollahs sunnites et chiites, Frères Musulmans,… – poursuit ses procès inquisitoires à l’égard de nombreux libre-penseurs.

22- Sur un site Internet (*) évangéliquement engagé, j’ai trouvé l’histoire d’un groupe d’ingénieurs (!) qui voulait remonter le temps et reconstruire le calendrier du soleil depuis le début, en s’aidant d’un ordinateur puissant. Il se trouve que ce calculateur s’est arrêté étrangement pendant un moment. Le groupe d’ingénieurs a pu soulever une anomalie dans ce calendrier : l’absence d’un jour ! C’est comme si la course du soleil s’est arrêtée pendant une journée, il y a quelques milliers d’années ! Les ingénieurs devaient trouver donc une explication à ce phénomène étrange ! Quand soudainement l’un des ingénieurs, très croyant, s’est mis à lire le Livre de Josué pour y trouver une explication théologiquement correcte. Sur ce site Internet, il est écrit :« Et voici pourquoi ce groupe d’ingénieurs de l’espace se pencha sur le passage de Josué chapitre 10, versets 8 à 14, récit qu’ils auraient jusqu’alors qualifié de ridicule, au nom même du bon sens élémentaire: « L’Éternel dit à Josué: Ne les crains point, car je les livre entre tes mains, et aucun d’eux ne tiendra devant toi »

Josué appréhendait-il que l’ennemi, qui le cernait de tous côtés, ne profitât de la nuit pour envelopper et vaincre Israël? Le texte rapporte qu’il implora l’Éternel pour qu’Il immobilisât le soleil. Il fut exaucé: « La lune suspendit sa course… Le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour »

Terminant sa lecture, le savant croyant s’adressa à ses collègues: N’est-ce pas là l’explication de ce jour manquant au calendrier? Cette nouvelle information fut programmée pour la machine; celle-ci reprit les calculs des conjonctions planétaires de cette époque, donnant son accord, tout en révélant une lacune dans la précision des données reçues. L’exacte durée du temps supplémentaire s’interposant dans le calendrier à l’époque de Josué était de 23 h20, et non de 24 h. Se penchant à nouveau sur la Bible, ces hommes de science y découvrirent une précision inattendue: « Le soleil… ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour ».

Presque! Un petit mot du texte sacré revêtant une grande importance, mais mettant ces érudits dans une nouvelle perplexité: Si l’on ne pouvait expliquer la mystérieuse interférence de 40 minutes dans le temps passé, on ne faisait que reporter le problème aux 1000 ans qui sont devant nous, où ces 40 minutes réapparaîtraient maintes fois multipliées dans les probabilités orbitales. Il fallait donc à tout prix résoudre cette nouvelle énigme. » Des histoires similaires se trouvent dans d’autres sites voulant montrer les vérités des Hadiths en les justifiant par des arguments qui se veulent scientifiques ! comme quoi les similitudes entre croyants sont presque parfaites !

(*) - http://www.axess.com/moto/Soleil.html

      http://www.tharsei.org/la_une.html







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