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PJD Paris : Fatima, un profil radical protégé sous le voile ?

13092017

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Par : Mohamed Louizi

1- Si vous voulez, passez directement aux paragraphes suivants !

Légalistes. Modérés. Pacifistes. Non-violents. Démocrates. Réformistes … Autant d’adjectifs qualificatifs sont attribués par des journalistes et des médias occidentaux aux Frères Musulmans, à leurs théoriciens, à leurs imams, à leurs militants et structures associatives et politiques, dans différents pays arabes, mais aussi dans d’autres pays américains et européens : la France, hélas, ne fait pas exception.

La puissante lessiveuse médiatique — lourdement noyautée par tant d’agents de communication, de chiens de garde, d’idéologues néo-collabos, d’universitaires amis des islamistes (François Burgat parmi d’autres), de chercheurs faussaires, de théoriciens islamisto-compatibles, issus d’une certaine gauche (tout comme d’une certaine droite) atlantiste et affairiste, en marche, ainsi que des chroniqueurs éditocrates, dont les noms figurent sur les petits papiers de Lire la suite… »




Les nababs de Ramadan

15062016

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Par : Mohamed LOUIZI

Les islamistes aiment l’argent. Il est le nerf de la guerre. De l’argent, ils en amassent en grande quantité ici comme ailleurs. Le mois de Ramadan demeure la principale saison des récoltes bénies. Il était une fois Ramadan … Il était une fois ses nababs … Voici un conte réel des nababs de Ramadan.

Promoteurs immobiliers du paradis

Ici, dans les rangs de la prière, par le biais de l’incitation religieuse presque infantilisante, comme une sorte d’hypnose par le texte « sacré », ils réussissent souvent à siphonner les poches et à prélever automatiquement sur les comptes bancaires des croyants. A entendre un islamiste promouvoir le projet de construction d’une nouvelle mosquée, l’on a plutôt l’impression qu’Allah, au fond, ne serait qu’un simple « promoteur immobilier », vendant des mètres carrés de ses  parcelles équipées au paradis, à tout fidèle qui, en contrepartie, construit pour Lui, par l’intermédiaire des islamistes, une parcelle ici sur Terre.

Un hadith attribué au prophète, que tout islamiste connait par cœur, dit : «  Celui qui construit une mosquée pour Allah, Allah lui construira une demeure au Paradis ». Les islamistes utilisent à outrance tous les ans ce même hadith, et bien d’autres similaires, pour soutirer chaque année des millions d’euros, avec le consentement fasciné de donateurs manipulés. Des croyants naturellement généreux croient les islamistes sur parole et donnent sans compter. Peut-être, le rêve d’une villa après la mort, dans un quartier VIP paradisiaque tranquille, inhibe la raison et déjoue les protections placées sur les comptes bancaires.

Parfois, l’on pourrait parler d’abus de faiblesse sur des personnes vulnérables et naïves. Parfois, l’on pourrait parler de tromperie (pour ne pas dire escroquerie) en bande islamiste (ultra)organisée. Car, dans le cas de certains islamistes que j’ai croisés par le passé, la promotion des projets est faite au nom d’Allah et Lire la suite… »




« Finesse » contre « connerie » : Le combat éternel !

15012015

Par : Mohamed LOUIZI

« Finesse » contre « connerie » : Le combat éternel ! dans Religion Marcher_sur_la_tete

 

Ce lundi soir, après le collège, ma fille de douze ans m’a posé une étrange question : « Papa ! Que répondrais-tu à un enfant qui refuserait de dessiner. Et qui te dirait que, désormais, dessiner : tue » ?

Quelle étrange question, me diriez-vous, n’est-ce pas ?! Surtout lorsqu’elle s’ajoute à cette plainte embarrassée, exprimée par une maîtresse, dénonçant l’attitude d’un « papa » qui l’avait enjoint, de ne donner, à son enfant, plus aucun travail comportant du « dessin » ou du « coloriage ». Car selon ce parent : « dessiner  et  colorier seraient contraires aux percepts de la religion musulmane ! ». Rien que ça ! La maîtresse n’a pas cédé. Elle n’a pas l’intention de céder. Elle ne cédera pas. Et tant mieux comme ça !

Quant à l’étrange question de ma fille, j’ai tenté d’expliquer que la meilleure façon d’y répondre serait, peut-être, que nous nous mettions tous ensemble, grands et petits, à « dessiner » autour de la même table. Quoi de plus crédible que de servir d’exemple en dessinant, encore et toujours, tout et n’importe quoi, au lieu d’essayer de convaincre, les uns et les autres, par les mots ! Laissons parler « nos » crayons ! Quoi de plus beau que de se retrouver, en famille, ou entre amis, autour d’une même table de dessin ou de coloriage, crayons à la main !

Mais au-delà, j’ai senti que sa question n’était pas innocente, pour autant, et qu’elle cachait une vraie inquiétude ; une vraie souffrance ! Elle, qui est passionnée, par ailleurs, de BD, de mangas et de reproduction, tantôt adroite, tantôt maladroite, de ces héros préférés ! Depuis, sa question, je l’avoue, occupe presque tout l’espace de mon esprit et ne me quitte plus. Il me semble que dans sa tête « dessiner » et «se faire tuer » sont, hélas, devenus synonymes ! Je crains que le « massacre » de « Charlie Hebdo » ne soit pas aussi le « massacre » de ses rêves, de ses questions, de ses inquiétudes et de sa manière, à elle, d’intégrer « notre » monde et tenter de le comprendre ! 

Hier, à la lecture de « Charlie HEBDO », en page 12, LUZ – ce rescapé ! – s’est mis à rappeler l’évidence même ! Comme quoi, après des dizaines de milliers d’années, depuis le paléolithique supérieur, depuis l’Aurignacien et ses représentations figuratives, il y a environ 39.000 ans de notre époque – soi-disant moderne ! – « nous » nous retrouvons, désormais, obligés et forcés de « nous » justifier inlassablement et d’expliquer les motivations qui animent ce besoin « existentiel » – j’ose dire – qui est celui de continuer de « dessiner » … tout simplement ! Serions-nous devenus plus reculés que l’homme préhistorique ? En voilà une première question qui en vaut la peine d’être posée ! Lire la suite… »




Faire ou accomplir la Salãt* ? (1)

21032007

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          Safiya a quatre ans, et pourtant, elle fait la Salãt tout en respectant sa forme et son rituel apparent. Elle murmure debout. Et parfois elle sourit. On peut entendre de sa fine bouche des mots avec sa petite voix comme ALLAH (Dieu), ALLAHOU AKBAR (Dieu est Grand), AL HAMDOULILLAHI RABBI ALALAMINE (louange à Dieu Souverain de l’univers) et bien d’autres Ayates (signes coraniques) prononcées à sa façon !          Safiya ne connaît ni les « Hadiths », ni le recueil de « Al Boukhari » ni celui de « Mouslim ». Elle n’a jamais lu un « Hadith » pour apprendre à faire la Salãt comme le Messager, paix sur lui, l’a fait. Car tout simplement, elle ne sait pas lire, pour l’instant ! 

         En effet, comment se fait-il que Safiya sache faire la Salãt ? Comment se fait-il qu’elle se mette debout quand il le faut ? Qu’elle s’agenouille ? Et qu’elle se prosterne quand il le faut aussi ?           La réponse à ces questions est la clé même de la réponse à toutes les questions en relation avec la forme rituelle, en quelque sorte, de la Salãt

         Safiya voit, bien évidemment, quelqu’un qui fait la Salãt chez elle. Elle ne fait qu’imiter sa façon de faire, en prenant un grand plaisir et en considérant cela comme une sorte de jeu. Pour elle, le rituel de la Salãt s’apprend par la voie d’imitation et de reproduction à l’identique de ce que l’on voit et non pas de ce que l’on a pu lire, en tous cas pas à son âge.          Les parents de Safiya font la Salãt aussi, et ce, depuis leurs jeune âges, à peu près depuis l’âge de Safiya. Ont-ils lu les « Hadiths » de « Al Boukhari » pour pouvoir accomplir le gestuel de la Salãt ? La réponse est : « Non ! ». Ils ont, comme la petite Safiya, vu certainement quelqu’un de leurs familles respectives faire la Salãt. Leurs premiers pas vers la Salãt étaient plutôt imitatifs, reproduire à l’identique, que réflexifs. 

         Les grands parents de Safiya font la Salãt encore et toujours. Ont-ils lu des « Hadiths » pour accomplir sa forme ? Ou pour savoir ses horaires ? Peut être ! Mais la réponse la plus plausible : C’est qu’ils ont vu, comme Safiya, des gens de leurs entourages qui faisaient la Salãt, quand ils étaient tous petits.          Les arrières arrière grands parents de Safiya, ont-ils, à leur tour, eu accès à la lecture des « Hadiths » pour savoir comment prier ? Ni quand prier ? Ni combien prier ? Certainement pas, et cela pour maintes raisons. J’en citerai deux : 

          D’abords, en vivant dans une société maghrébine marquée par la présence de l’islam en général, et de la Salãt en particulier, en moins de cent ans après la mort du Messager Mohamed, paix sur lui, la Salãt, dans ce contexte, se transmettait de père en fils, génération après génération, fondamentalement par le modèle pratique, et relativement par des textes descriptifs, qu’on appelé « Hadiths » par la suite, et qui restaient entre les mains d’une poignée de gens, puisque l’écrit n’était pas démocratisé à l’époque et qu’il n’ y avait pas encore d’imprimerie qui pouvait le rendre accessible à grand échelle.          Rappelant que le monde « arabomusulman » n’a connu l’imprimerie qu’au 18ème siècle, après que l’institution politico-religieuse a toléré son usage restreint ! Et même, en présence de l’écrit, il ne faut pas oublier l’illettrisme, comme frein sérieux à l’accès à la lecture, qui frappait et qui frappe toujours le monde arabomusulman. 

         Aujourd’hui même, et d’après le rapport de la l’Organisation de la Ligue Arabe pour l’Education, les Sciences et la Culture (ALESCO), 70 millions d’arabes sont analphabètes. Au Maroc, on parle de 11 millions de marocains qui sont analphabètes. Selon les statistiques officielles, le taux d’analphabétisme était de 41 %  juste en 2004. Dans le milieu rural ce taux dépasserait les 60% de la population. Chez les femmes, il dépasserait les 70% selon les régions…etc. Mais malgré ces taux colossaux, il ne faut pas tout de même nier les efforts déployés aujourd’hui par l’Etat en matière d’alphabétisation qui reste, au minimum dans les discours politiques, une priorité nationale.          Que peut-on dire de l’illettrisme dans ces même pays, il y a : Un siècle ? Deux siècles ? Dix siècles ? …etc.      

         Ensuite, et à en croire « Al Boukhari » en personne, son recueil n’a été écrit que deux cents ans après la mort du Messager Mohammad, paix sur lui ! Si l’accomplissement de la Salãt ne pouvait – mais aussi ne peut et ne pourra selon les dires des gardiens du Temple « sunnite »- se faire qu’en lisant les « Hadiths » descriptifs rapportés par « Al Boukhari » dans son recueil, comment est-ce que les arrières arrière arrière grands parents de Safiya faisaient-ils la Salãt ? Et surtout ceux qui ont vécu dans la période juste après la mort du Messager et juste avant la naissance de « Al Boukhari » ? Reniaient-ils la « sunna prophétique » ?          Maintenant, supposons que Safiya est née en Iran, là où l’islam chiite duodécimain est majoritaire, entre 70 % à 90 % de la population adhère à cette forme de religion. Les « chiites » duodécimains ont leur « sunna prophétique » à eux, qui est différente de celle des « sunnites ». Ils ne considèrent pas le recueil de « Al Boukhari » comme authenticité, encore moins comme une référence religieuse. Ils ont leurs propres recueils. L’un de ces compilations de « Hadiths » s’appelle AL KAFI  (le suffisant), de son auteur Mohamed AL KELLINI AR-RAZI. Ce livre contient environ 16199 « Hadiths », dont 5072 considérés comme authenticités par leurs Mollahs. Et pourtant, la forme de la Salãt, son nombre et ses horaires, sont les mêmes que chez les « sunnites ». 

         Comment se fait-il, donc, que Safiya, la supposée chiite duodécimaine  par naissance et par héritage religieux et culturel,  fasse la même Salãt  et pareillement comme l’autre Safiya, la française, dont les parents sont d’origine marocaine, là où le sunnisme malikite est majoritaire ?          Comment se fait-il qu’avec deux formes différentes, et souvent contradictoires et guerroyantes, de ladite « sunna prophétique », on arrive a reproduire la même forme de la Salãt ? 

         Et cette unité dans la forme apparente n’est-elle pas conséquence directe de ce que les « sunnites » et les « chiites duodécimains » partagent en commun : Le Coran ?          En effet, que vous soyez en Iran ou en Arabie Saoudite, la forme apparente de la Salãt est la même ! Je parle bien de la forme. Quant au fond, côté « sunnite» comme côté « chiite duodécimain », on a rajouté, le long des 14 siècles précédents,  des choses et des choses. Et cela est un autre sujet à détailler et à traiter ultérieurement !           

         Il est clair que l’apprentissage de la forme rituelle de la Salãt, de ses gestes, de ses paroles et de ses horaires se faisait par le biais de la transmission pratique, génération après génération, jusqu’à nos jours.           Et même en présence des écrits descriptifs, dits « Hadiths », la  Salãt, comme d’autres actes d’adorations s’apprennent d’abord par le biais de l’imitation visuelle,  par héritage de génération en génération, et à moindre degré par le biais de la lecture du recueil de « Al Boukhari ». 

         Chacun, je suppose, a des souvenirs de son premier jour de jeûne pendant le mois de Ramadan. Ne me dites surtout pas que c’est grâce au recueil des « Hadiths » de  « Al Boukhari » que vous avez endurez une journée de jeûne. Mais c’est plutôt parce que l’entourage le faisait, que nous le faisions ! Et c’est à l’âge adulte, quand les habitudes s’encrent davantage et deviennent une partie de notre identité composée (la façon de manger, de se vêtir, de boire, de penser, d’aimer, … etc.) que l’on se met à se poser des questions, si on est conscient de notre condition bien sûr, sur notre façon de vivre son rapport avec Dieu et avec sa créature.          Il s’agit, à ce stade, du passage de l’imitatif au réflexif. De la stagnation à la dynamique. De l’absorption au tri sélectif. Des appartenances inconditionnelles à la distanciation critique. Et ce n’est pas parce que Safiya atteindra l’âge adulte biologique qu’elle atteindra automatiquement l’âge adulte intellectuel. Tout dépendra primo : de son entourage et des valeurs qui façonne celui-ci et secundo : de ses choix personnelles. Car il s’agit bien, et il faut le dire et le signaler, d’un être à part entière qui va/doit choisir et qui, par la suite, va/doit s’assumer individuellement et pleinement devant la Société, devant la Vie, devant la Mort et enfin devant Dieu !       

         Quant à moi, et sans pour autant m’éloigner du sujet principal qui est la Salãt, telle que nous la connaissons aujourd’hui, personnellement, je la vit et je la considère comme l’incarnation de cette responsabilité dont tout un chacun est dépositaire.          La Salãt est le moment parfait permettant d’établir un lien direct, et sans intermédiaires, entre nous et le Seigneur à travers le Coran, qui est la Seule Parole révélée (AL WAHYE) sur le Prophète Mohammad, paix sur lui. 

         Elle est le purificateur qui nous accompagne cinq fois par jours, pour nous rappeler l’essentiel de notre condition humaine ainsi que les valeurs qui doivent être en tête de cette condition, telle que liberté, amour de son prochain, paix permanente, fraternité inconditionnelle et non pas « fraternisme » institutionnel,… etc.          Elle est aussi l’occasion de dire nos besoins au Seigneur qui nous répondra simultanément que nous avons tous les moyens pour les satisfaire. Et cela grâce aux Ayates que nous lisons et que nous devons les méditer attentivement. 

         En effet, je n’ai jamais vu, ni entendu, fort heureusement, quelqu’un dire qu’on peut lire les « Hadiths » de « Al Boukhari » à la place des Ayates coraniques quand on est debout dans la Salãt! Car, si ces « Hadiths » ont une valeur comparable avec les Ayates, et font partie intégrante de la révélation, en suivant cette même logique, on peut – voire même on doit – substituer la lecture d’une Sourate par la lecture d’un « Hadiths » considéré authentique. Par exemple, on peut lire le « Hadith » de Abou HOURAYA qui dit, je cite : « Lorsqu’une femme renonce une nuit à faire l’amour avec son mari, les anges se mettent à la maudire jusqu’au matin  » à la place de la Sourate Al FATIHA.  Néanmoins, si cela s’avère possible, d’abord, de grâce veuillez excuser mon Ignorance et ensuite dites-moi quels « Hadiths » dois-je lire/méditer à la place de Sourate AL FATIHA (Le Prologue) ?!           Enfin de cette introduction, il est important de rappeler que le Coran – dont Mohammad, paix sur lui, était le fidèle transmetteur et aussi celui qui a donné l’exemplarité comportementale en suivant ses recommandations à la virgule près – a été révélé non pas pour proposer aux gens une nouvelle religion, en rupture totale avec ses précédentes, et par la même décréter une nouvelle façon de faire et d’accomplir la Salãt, mais plutôt, ce message est venu pour confirmer ses prédécesseurs, pour s’inscrire dans la continuité, pour réformer ce qui a été déformé, pour reconstruire ce qui a été détruit, et par la même, pour redonner du sens et du fond au gestuel de la Salãt  pratiquée dans sa forme apparente depuis toujours, et aussi pour nous dire que « faire  la Salãt » et « accomplir la Salãt » n’ont ni le même sens, ni la même raisonnasse !          Car on peut se considérer soi-même comme quelqu’un qui fait la Salãt mais, en aucun cas, on ne peut facilement avoir la certitude quant à l’accomplissement de la Salãt. Ce sont plutôt nos actes, nos dires et nos attitudes qui témoignent et témoigneront de cela, dans l’ici-bas et aussi dans l’au-delà.

Salãt*: terme coranique se traduisant par le mot prière.

(A suivre)







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