La République chez elle, l’islam chez lui

7122019

La-Republique-chez-elle-islam-chez-lui

Voici donc un demi-mandat présidentiel qui se termine, sans que l’on sache quand le «grand discours», au sujet de la laïcité et de l’islam, promis par Emmanuel Macron, va avoir lieu, s’il va vraiment avoir lieu. Des ballons d’essai et des «offs» sont de temps en temps lâchés délibérément dans la presse, par des conseillers avisés et des visiteurs du soir du palais de l’Elysée. Mais force est de constater que s’il est compréhensible que l’exécutif prenne le temps de la réflexion sur un sujet sociétal majeur, ce temps s’éternise anormalement à mesure que l’islam politique avance ses pions, poursuit son entrisme au sein des sphères publiques vitales de l’Etat, quadrille l’école, l’université et l’hôpital, occupe des médias avec son discours victimaire, en criant à «l’islamophobie» après chaque attentat islamiste, prépare ses listes électorales communautaristes en vue des municipales après des tours de chauffe lors des dernières élections législatives et européennes, défie la République et ses lois, et accélère à dessein, et à n’en point douter, le processus mortifère de balkanisation de la France, l’étape qui précède le «face-à-face» redouté par un ministre de l’Intérieur démissionnaire, et la guerre civile.

On dit qu’Emmanuel Macron avance, sur ce sujet, par «petites touches». Mais a-t-on vraiment besoin de tout ce temps, qui profite indéniablement à l’islamisme, pour réaffirmer simplement, clairement, définitivement, la loi du 9 décembre 1905 et neutraliser, par la même et pour toujours, «l’hydre islamiste» ? On rappelle que 80 % des Français, y compris une très large majorité des sympathisants du parti présidentiel, sont attachés à cette loi fondatrice et fondamentale qui fait la singularité de la France et l’identité même de sa culture politique, au sein du concert des états- nations. S’il est aisé de constater le curieux retard de l’Etat souverain à assumer, a minima, ses devoirs régaliens face à l’islam politique, ses projections et les puissances étrangères qui l’alimentent, il est aisé aussi de constater que ce dernier a pris soin, depuis plusieurs décennies, de préparer le Lire la suite… »




A contre-courant de l’islamisme, l’islam de Sidi

13102019

Sidi

Par Mohamed Louizi

Sidi fut agriculteur, meunier, hakem (juge), faqih (juriste) et fin connaisseur de la doctrine de l’imam Mâlik Ben Anas, dont l’école jurisprudentielle, dite l’école mâlikite, est la plus ancienne des quatre écoles de droit musulman sunnite, et celle qu’observe officiellement l’islam marocain …

Quand j’avais 7 ans, à l’aube d’une journée de juin 1985, à côté de Sidi, j’ai pris la direction de Had Al Aounate à Doukkala, à bord d’un bus régulier. C’était la première fois que je voyageais sans mes parents. La compagnie de Sidi avait quelque chose de délicieux et de particulier, d’autant plus que la destination était la campagne, ma destination préférée depuis toujours. À partir de cette année-là, et durant dix ans, passant par l’année 1991, celle du décès de Sidi, toutes mes vacances scolaires, sans exception, je les ai passées à la campagne, seul ou en famille, y compris les vacances intermédiaires et les trois jours de la fête du Trône.

En songe j’avais vu mon grand-père, Sidi, bien habillé et comme s’il était assis seul, à même le sol, sur un tapis traditionnel marocain, au fond d’un salon simple, peint en blanc, éclairé, spacieux et propre. Devant lui, il y avait une table basse, de forme circulaire. Je n’avais pas prêté attention à sa couleur et à ses détails. Au-dessus de la table l’on avait déposé un grand Lire la suite… »




The New York Times : « A coups d’armes, d’argent et de terrorisme, les états du Golfe se déchirent pour le pouvoir en Somalie. »

25072019

5.pngAuteurs : Ronen Bergman & David D. Kirkpatrick

Traduction : DKE

« Le port de Bosaso est dirigé par une compagnie émiratie. Une récente attaque qui y a eu lieu pourrait avoir été diligentée afin de faire progresser les intérêts qataris et de mettre dehors les émiratis.

A la suite de l’explosion d’une voiture piégée dans la rue du tribunal très fréquentée de la ville portuaire de Bosaso au nord de la Somalie, les chaînes locales ont attribué cet attentat à un groupe de militants islamistes agissant en représailles aux frappes américaines. Au moins 8 personnes ont été blessées et une branche locale du groupe État Islamique [Daesh] a revendiqué l’attentat.

Quoiqu’il en soit, cet attentat pourrait être aussi un élément dans un autre conflit bien différent : celui qui oppose les richissimes monarchies du golfe dans leur course à la Lire la suite… »




Tareq Oubrou, l’escobar de l’islamisme

14072019

1-Tareq-Oubrou-Appel-A-la-reconciliation

Par Mohamed Louizi

Il faut être deux pour mentir, dirait Homer Simpson, un pour mentir, l’autre pour écouter. Dans «larchipel français»[1], cette vieille démocratie usée, abusée et défigurée, il semblerait qu’il faille être trois. Certains médias se prêtent hélas à ce jeu d’intermédiaire. Acteurs ultra-puissants, censés honorer ce quatrième pouvoir démocratique indépendant au service du seul intérêt général et du droit à l’information, ils amplifient occasionnellement bien des escobarderies islamistes,  à tel point que l’on ne sait pas s’ils assurent, dans la complicité, un rôle actif de «chiens de garde»[2] de quelques intérêts privés, ou s’ils se plaisent dans un rôle passif, par paresse intellectuelle doublée d’une fascination sinistre pour les «marchands du temple» frérosalafiste. On ne sait s’ils s’arrangent avec la vérité par négligence volontaire, et à l’insu de leur plein gré, ou s’ils relayent par imprudence les mensonges de l’islamisme rompu, à dessein, à la désinformation délibérée.

Tel un sermon funèbre précédant l’inhumation de ce qui reste encore de notre République, tel l’ultime acte politique d’une islamisation en marche depuis plus de quarante ans[3], la vigoureuse promotion multiforme accordée à l’essai signé par  l’islamiste Tareq Oubrou (طارق أوبرو), Appel à la réconciliation, foi musulmane et valeurs de la République française (Plan – 2019), en est témoin. Elle  résonne comme un triste chant du cygne dans l’esprit de tout citoyen rongé par ce sentiment d’impuissance face à un État peu enclin à entendre les alertes au sujet de l’islamisme, et qui ne les entend pas du tout de cette oreille. Les «dix-huit ans de terreur»[4] que l’islamisme a imposés à la terre entière depuis le 11 septembre 2001, et les 146.000 victimes recensées, parmi desquelles des Françaises et des Français, n’y changent presque rien.

Médias de droite. Médias de gauche. Peu importe en vérité la ligne éditoriale. Tareq Oubrou, presque comme hier lors de l’ascension médiatique de son Lire la suite… »




Acte VI : Percer les secrets de fabrication de l’autorité des textes *

11052019

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Par : Mohamed Louizi

Vulgate d’Abou Bakr

La tradition canonique attribue le rassemblement du Livre Saint au troisième calife Othmân. Elle justifie cette décision (politique) par la disparition d’un grand nombre de Qurrâ’a (قرَاء) récitateurs lors de la Bataille d’al-Yamâma, survenue en l’an 1 du califat d’Abou Bakr, correspondant à l’année 633. On raconte que c’est Omar qui a suggéré à Abou Bakr – calife entre 632 et 634 – de retranscrire et rassembler le Livre Saint dans une vulgate pour conserver la Révélation. Ce qui sous-entendrait que le Prophète aurait négligé ce détail. Abou Bakr aurait refusé, au départ, de réaliser ce que le Prophète lui-même n’aurait pas fait de son vivant. Mais, après un temps d’hésitation, il accepta de le faire, en missionnant un jeune compagnon, Zayd ibn Thâbit (611-665), pour accomplir cette tâche.

Ce dernier, natif de Yathrib, n’avait jamais rencontré le Prophète durant les treize années de la période mecquoise, alors que durant cette période, quatre-vingt-six sourates sur cent-quatorze furent révélées. En effet, Zayd ibn Thâbit (زيد بن ثابت) n’avait que onze ans lorsque le Prophète avait immigré à Yathrib. A la mort de Mohammed, Zayd avait vingt-et-un ans. La tradition canonique le considère tout de même comme l’un des principaux scribes de l’époque prophétique. Sa jeunesse, son absence durant toute la période mecquoise, suscitent bien des Lire la suite… »




Ainsi parla Mohamed Karrat à la mosquée : un antisémitisme toléré ?

24022019

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Par : Mohamed Louizi

 «L’État sioniste a été vaincu !» 

«L’État sioniste a perdu !»  

«Le mythe de l’armée invincible est tombé à l’eau !»

«L’armée sioniste a été malmenée et humiliée !»

«L’État sioniste a perdu le pouvoir de décision !»

«Le peuple juif, maintenant, considère Israël comme un fardeau !»

«Le monde a découvert le vrai visage de l’État fasciste, un État barbare et monstrueux !»  

«L’image de l’État sioniste est celle d’un tueur d’enfants et de femmes.»

«Netanyahou a ramené le doute, il a ramené la peur aux colons et aux sionistes, mais il a même ramené le doute dans la pérennité de cet État cancéreux dans le corps de l’Oumma !»

Ces passages sont extraits d’un prêche de vendredi, toujours accessible sur Youtube (ici), datant du 29 août 2014 (cf. en-dessous le verbatim en PDF). Le lieu ? Le Centre Islamique de Villeneuve d’Ascq (CIV), au Nord de la France. L’imam ? C’est le Frère musulman Mohamed Karrat, toujours professeur de mathématiques au Collège-lycée Averroès à Lire la suite… »




L’islamiste Naïma Ben Yaïch, sœur de jihadistes, est invitée à Lille.

3022019

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Mohamed Louizi

Décidément, Amar Lasfar et ses Frères musulmans persistent et signent. Après leur doigt d’honneur[1]-[2] de 2016, pour ne citer que cette année-là, arboré ostensiblement face à une République tourmentée, à une paix civile fragilisée, à une laïcité plus que jamais menacée, voici désormais leur bras d’honneur. Ils comptent inviter l’influente islamiste marocaine Naïma Ben Yaïch[3] (نعيمة بن يعيش), sœur de jihadistes internationaux impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington,  du 16 mai 2003 à Casablanca et du 11 mars 2004 à Madrid. C’est peut-être la façon qu’ont Amar Lasfar et ses Frères musulmans de célébrer, dans une semaine,  le 70ème anniversaire de la disparition d’Hassan al-Banna[4], le fondateur de cette mouvance tentaculaire, tué le 12 février 1949. «Tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée», disait Jésus. Hassan al-Banna en prenait deux !

«Musulmans de France : un destin à construire, enjeux et défis»[5] est le thème qui résonnera le dimanche 10 février 2019 dans un amphithéâtre du majestueux Lille Grand Palais[6]. Ce dernier est géré par la société anonyme d’économie mixte SAEM LGP[7] dont le Conseil d’administration est présidé par Lire la suite… »




Gilets jaunes et Alexandre Benalla: l’ours islamiste est sorti de ses banlieues (les preuves)

29122018

1-Alexandre-Benalla-GJ.pngPar Mohamed Louizi

Abdurrahman Ezz, frérosalafiste, devait atterrir à l’aéroport Charles de Gaulle le jeudi 13 décembre 2018 à 16h20. Il fut empêché, in extremis, par la police des frontières britanniques, sur le tarmac de l’aéroport d’Édimbourg, la capitale de l’Écosse, alors qu’il s’apprêtait à prendre le vol numéro U2 6955 à bord d’un Airbus A319 de la compagnie lowcost Easy Jet. A son arrivée, un «journaliste», dit-on, de la chaîne qatarie Al-Jazeera[1], devait le prendre en charge pour le conduire à destination. Heureusement pour la France, Ezz n’a pas pu rejoindre Paris. Décryptage d’un scandale à tiroirs.

(I)

Selon un article du Middle East Monitor[2], cette arrestation est motivée par l’application de l’annexe 7 de la loi britannique antiterroriste datant de 2000. Amélia Smith, dont la plume sent l’odeur nauséabonde d’une certaine complaisance envers les réseaux islamistes en Europe et en France[3], reprend imprudemment presque mot pour mot, avec une dose perceptible de victimisation à dessein, ce que la «sœur musulmane» égyptienne Sawsan Ali[4] a partagé sur son compte Facebook après l’arrestation éclair  de son mari[5]. Éclair, car elle n’a duré que quelques heures, soldée par la Lire la suite… »




Hakim El-Karoui et les Frères musulmans : ICI et maintenant ?

9122018

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Par : Mohamed LOUIZI

ICI, l’Institut des Cultures d’Islam situé rue Stephenson dans le XVIIIème arrondissement de Paris, a été inauguré par Bertrand Delanoë en 2013. A cette époque, la gestion de ce lieu de culte et de prédication a été confiée par l’ancien maire socialiste de Paris à une association culturelle loi 1901 – et pas à une association cultuelle loi 1905 – dans le cadre d’un généreux bail emphytéotique de 99 ans. Une situation jugée illégale par diverses juridictions compétentes, y compris par le Conseil d’État[1]. Mais qui a parlé de clientélisme électoraliste ? Qui a parlé de Laïcité ?

ICI est aussi cette Association loi 1901 présidée par la macroniste franco-algérienne Bariza Khiari[2]-[3] qui, après une longue expérience au sein du groupe socialiste au Sénat et  un poste de délégué national d’En Marche!, a rejoint en 2017 le groupe sénatorial de LaREM. Ses liens avec le réseau islamiste en France et à l’étranger sont désormais connus et incontestables[4].  Au site frériste SaphirNews, elle avait déclaré entre les deux tours de la Présidentielle : « Macron Président, mon dernier Lire la suite… »




Intifada sur les Champs Élysées ?

30112018

Al-jazeera-Printemps-Parisien

Par Mohamed Louizi

Contrairement à ce que les autorités françaises et des rédactions parisiennes disent ou laissent entendre, une partie de la presse arabe, considère que les actes de violence et de saccage de la belle avenue des Champs Élysées, en marge des manifestations pacifiques des Gilets Jaunes du samedi 24 novembre 2018, seraient (ou étaient) le fait de membres de la branche secrète paramilitaire de l’organisation internationale des Frères musulmans : al-Tanzim al-Dawli (التنظيم الدولي).

En effet, le mercredi 28 novembre 2018, le quotidien égyptien Al-Masri Al-Youm[1] (المصري اليوم) – L’Égyptien aujourd’hui –  a publié un article accusant la mouvance des Frères musulmans d’être impliquée, directement ou indirectement, dans l’éclatement des violences sur les Champs Élysées. Il s’est appuyé sur l’analyse d’un fin connaisseur (de l’intérieur) des méthodes fréristes dans de telles circonstances. Il s’appelle Mohamed Habib (محمد حبيب). Jusqu’à sa démission en 2009 de toutes ses fonctions islamistes[2], Mohamed Habib occupait un poste clef au sein de l’échiquier international des Lire la suite… »







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