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L’entente jihadiste qataro-turque en Syrie, pendant qu’une «meute» occidentale lèche «l’os» Khashoggi.

28102018

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Par Mohamed Louizi

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fichier pdf Entente jihadiste qataro-turque en Syrie – Mohamed Louizi

Ont-ils déjà commencé à déplacer les jihadistes du groupe Al-Nosra de la Syrie vers la région du Sahel, en Afrique, là où plus de 20 soldats français, engagés dans l’opération Barkhane, ont déjà perdu la vie[1]-[2]? Le site très informé (et payant), Intelligence Online[3] a publié ce mercredi 24 octobre 2018 un court article de moins de 200 mots, mais ô combien éclairant, intitulé: «Le MIT turc et le renseignement qatari négocient la fin d’Al-Nosra»[4] en Syrie. Cet article livre quelques détails, pour le moins inquiétants, sur des négociations secrètes en cours entre le service qatari des renseignements, l’ESSB (External State Security Bureau) et le service secret turc, le MIT[5] (Milli Istihbarat Teskilati) qui parraine, par ailleurs, sur le territoire syrien, l’alliance «rebelle»[6] – et jihadiste – connue sous le nom de «Jabhat al-Tahrir al-Watani»[7] (الجبهة الوطنية لتحرير سوريا) [Le Front national de libération de la Syrie, ndlr].

Faut-il sauver les jihadistes d’al-Nosra ?

En effet, Intelligence Online révèle que, par le truchement de ses services secrets (MIT et EESB), la Turquie d’Erdogan cherche à convaincre le Qatar de Tamîm Ben Hamad (également propriétaire du PSG) de couper les aides qu’il apporte au groupe Lire la suite… »




Assassinat de Jamal Khashoggi : la paille et la poutre.

22102018

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Mohamed Louizi 

     (Temps de lecture ? 11 minutes.)         

Jamal Khashoggi[1] n’est plus. Selon l’agence SPA (Saudi Press Agency), le procureur général de l’Arabie Saoudite reconnait, dans un communiqué officiel datant du 20 octobre 2018, que « l’enquête préliminaire menée par le ministère public sur l’affaire de disparition du citoyen Jamal bin Ahmad Khashokgi a révélé que les discussions qui avaient eu lieu entre lui et les personnes qui l’avaient rencontré, lors de sa présence au consulat du Royaume à Istanbul, avaient donné lieu à une querelle et à une bagarre avec le citoyen Jamal Khashokgi, ayant abouti à sa mort. »[2] Le Procureur précise que « les enquêtes dans cette affaire se poursuivent avec les 18 personnes »[3] qui y seraient impliquées. Dans une autre dépêche de la SPA, on apprend que l’Arabie Saoudite « exprime son profond regret devant les développements douloureux qui ont eu lieu et souligne l’engagement des autorités du Royaume à informer le public de ces faits et de traduire en justice toutes les personnes impliquées »[4]. Le roi Salman et son fils, le prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS), ont tous deux présenté leur Lire la suite… »




Pour sauver la livre turque, est-il nécessaire de «profiter» de la disparition mystérieuse d’un journaliste saoudien?

13102018

Khashiggi-Erdogan-Trump-Brunson

Par Mohamed Louizi

En France, quelque soit le crime commis, la présomption d’innocence[1] — tout au long de l’instruction judiciaire, conduite à charge et à décharge, et jusqu’à la prononciation définitive de la culpabilité ou de l’innocence d’un prévenu, par des magistrats du siège, aidés d’un jury citoyen — est un principe fondamental qui « fait reposer sur l’accusation la charge de rapporter la preuve de la culpabilité »[2] du prévenu. Alors, qu’officiellement, « l’Arabie Saoudite dément avoir donné l’ordre d’assassiner le journaliste dissident Jamal Khashoggi en Turquie »[3], bien des médias français, par ailleurs vent debout contre les fake news, désormais baptisées « Infox », font preuve de beaucoup d’emballement et d’imprudence en relayant, pêle-mêle, pas que des informations recoupées et vérifiables, mais aussi des rumeurs tendancieuses, répandues largement par des médias et des comptes Tweeter hostiles ouvertement à l’Arabie Saoudite : à l’image de la chaîne qatarie Al-Jazeera et de l’agence de presse du pouvoir turc, Anadolu[4].

Certains y voient déjà « la main noir du prince saoudien »[5], Mohammed Ben Salman (MBS). D’autres, sous couvert du conditionnel, laissent entendre que « le journaliste Saoudien Khashoggi aurait été torturé et tué au consulat Saoudien d’Istanbul »[6]. D’autres encore, alors que l’on n’a ni trouvé le corps du journaliste, ni les meurtriers présumés, ni l’arme du crime supposé et que, par-dessus la coupole, aucune enquête judiciaire n’a été menée, à ce jour, à son terme et n’a révélée des aveux, à défaut de mettre la main sur des preuves matérielles incontestables, titrent déjà : « Barbouzes, scie à os … Le récit glaçant de Lire la suite… »







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